La chronique de Fabien(septembre  2017)         ici

La chronique de Philippe (août 2017)         ici

La chronique de Philippe (mars 2017)         ici

La chronique de Philippe (novembre 2016)         ici

La chronique de Philippe (octobre 2016)         ici

Savoie et profiteroles

for ever         ici

 Octobre 2015 

 

Tout ça a commencé comme un malentendu : « Ça vous dirait de relier Arpajon à Sancerre ? L’office du tourisme de L’Arpajonnais cherche des cyclistes ». Sancerre ? Vin blanc, fromage, le tout en environ 200 km ! Facile et tentant. Ce n’est qu’après discussion qu’on a compris que c’était Arpajon Sur Cère (Cantal) et Arpajon (Essonne) qu’il fallait relier !!! On passait de 200 à 500 km et de 400 à 4000 m de dénivelé. Au départ, il nous a fallu une bonne dose de folie pour accepter malgré les recommandations et les avis pour le moins nuancés émis çà et là portant sur nos chances de réussite. Certains ont même mis en doute notre santé mentale à grand coup de : « t’es malade » ou « tu es fou » ou encore nous ont gratifié d’une expression d’incrédulité désolée à l’annonce de notre projet. Alors on a bossé, physiquement d’abord, évidemment, et d’autres plus que certains, mais pas que, on a monté notre projet avec l’Office du Tourisme de l’Arpajonnais, l’aide financière de nos partenaires, la Colas Ile de France et Store Systèmes et notre investissement en tant que Club.

Jusqu’au dernier moment, on a bien cru qu’on n’y arriverait pas. Parler, organiser, c’est bien beau mais à un moment donné, il fallait sauter le pas. Et on l’a fait…. On a eu peur jusqu’au bout, on avait perdu un Fred (Leroy) sur une moto, on a eu peur d’en perdre un autre (Da Silva) avec un cutter mais au final, vendredi 17-09 sur le parking de Netto, on était tous là. Ce serait mentir que de dire qu’on respirait tous la confiance en nos capacités, que nos visages étaient illuminés de la joie indescriptible de pédaler entre copains le long de faciles collinettes cantalouses. On était… concentrés. Tout commence par un Arpajon-Arpajon dans une Suzuki Swift avec Fred et moi à l’arrière, si c’est possible. D’autres atteignent confortablement Limoges où les moules limousines au routier du coin nous laisseront un joyeux souvenir. Puis, un incontournable : Tulle, magnifique cité présidentielle. Et enfin,  nous voilà rendu à Aurillac pour l’accueil de la mairie d’Arpajon sur Cère. Après avoir répondu assez longuement à la presse locale, direction le dodo après un Flunch là encore local et renommé. Un dodo partagé si je puis dire. Forcément, j’en vois qui font faire les gros yeux en se demandant si ce n’était pas un we de débauche plutôt que de vélo. Parce qu’autant vous l’avouer oui, j’ai couché avec Fred, Michel a passé une nuit de folie avec Jean-Phi, Pierre et Laurent ont partagé un même lit comme Laurent et Francis ainsi que Philippe et Michèle encore que pour eux, ce soit plutôt normal et commun ! Après ces agapes nocturnes, sur le coup des 5h, le parking du Campanile bruissait des mille bruits traduisant l’agitation fébrile des petits arpajonnais qui en préparant leur vélo découvraient avec effroi qu’Evelyne Dhéliat leur avait menti ! Par Saint Gillot- Pétré ! il pleut sur Aurillac ! Votre serviteur brillait plus par son gilet de haute visibilité et ses éclairages que par la confiance en ses moyens physiques au départ de ce long périple. Sourires crispés, photos, le clac des pédales et c’est parti…. Sortie d’Aurillac et dès le début on sent bien que le profil du jour ne sera pas autre chose qu’une longue succession de montées et descentes. L’avantage de rouler la nuit c’est que l’on ne voit pas notre malheur. On ne sait pas où on va ou plutôt où on monte. Ça aide. Nous avons monté régulièrement les premières difficultés et bon an mal an, nous avons vu venir l’aube nous permettant de vérifier si besoin qu’il pleuvait des cordes et que le rythme était bon comme l’ambiance. A titre personnel, je regrette de n’avoir absolument rien vu du Cantal, brouillard pluie… quelques vaches mais ce n’était pas des tarines alors je n’ai pas pu engager la conversation.

Seul incident marquant de ce raid, nous avons été séparés lors de la traversée de Mauriac.  Fred et moi avons perdu la trace de nos camarades et de leur précieux GPS ! Petit moment de tension attisé par la météo et le froid intense qui nous a saisi lors de la longue descente vers la Dordogne et le premier ravito. Quel bonheur que ce ravito, quel drôle de moment que de nous voir tremblant, trempés et transis. Les Laurent avec leur couverture, le regard des uns et des autres et plus que tout cette certitude que si le temps ne s’améliorait pas un tantinet ce serait compliqué de le faire tous ensemble et jusqu’au bout. C’était un moment fort. Mais ce ravito... quel pied, quel moment de réconfort que cette banane. En changeant de versant, le soleil nous fit l’honneur de sa visite l’espace de quelques minutes, juste assez pour, en parallèle de la longue et douce montée vers Ussel, nous réchauffer. Direction la Creuse, ces collines qui ne sont pas si creuses que ça. Les plus anciens, témoins d l’époque du service militaire obligatoire, liront avec émotion le nom de La Courtine siège d’un camp militaire qu’il nous fallut traverser pendant plus de 10 km avant que de n’atteindre le ravito du midi ! Celui des pâtes dont nous avions rêvé, des pâtes promises par Michèle, ô joie ô bonheur simple d’un plat chaud. Ô extase sans fin lorsque notre Michèle nationale, que dis-je nationale, internationale, nous proposa une soupe. Ce fut une des meilleures soupes de ma vie ! Du chaud ! Enfin ! Après la Courtine, des esprits taquins m’avaient vendu un profil bien plus enfin bien moins, un profil plat quoi ! Je crois pouvoir affirmer avec la bénédiction de Jean-Phi et Fred que : Nenni !! Des montées, des descentes, des montées des descentes et encore et encore. Le vice fut poussé à son extrême quand on nous annonçât que le gite dans lequel nous allions pouvoir manger nos pâtes était en hauteur, encore une petite côte à monter ! Argh ! Ce fut la plus rude ! 275 km, ça c’était fait ! 19h44, Chateauneuf sur Cher, fin de la première étape. Douches, repas chaleureux avec des pâtes et du poulet, ajustements mécaniques, étirements et dodo en dortoir ! Extinction des feux à 22h00, plus un bruit à 22h01 ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réveil matinal, thé café chocolat et remise en selle… Là, honnêtement, ce n’est pas un moment facile… mais au final moins que ce qui était attendu (merci biafine) encore que pour certains, ce fut difficile! Honneur à ceux-ci qui ont dû affronter la douleur au fondement en plus des km.

Deuxième départ de nuit, on ne va pas dire qu’on était habitué mais, si, un peu. En plus de l’obscurité, voilà le brouillard qui s’y met. L’humidité, sympa, les porteurs de lunettes sauront et comprendront mon calvaire. Ce qui fait que la traversée du Cher puis de La Sologne s’est faite dans une ambiance cotonneuse et humide mais pas détrempée. Sur le coup des 7h30, une petite lumière au loin nous signala l’arrivée de Romain qui venait se joindre à nous pour la dernière étape. Ralliement fort opportun puisqu’avec lui nous ne manquerons surement pas de calembours, plaisanteries et autres considérations drolatiques pendant ces longues heures de selle. De ravito en ravito, de relais en relais, de châteaux en châteaux, de champs de maïs en champ de maïs, la probabilité d’une réussite se faisait jour. Le temps pour Philippe M de s’offrir la seule intempérie mécanique du parcours avec une crevaison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un des meilleurs moments de ce raid, de l’avis de plusieurs d’entre nous, outre les merveilleux ravitos de Michèle et Daniel et la compagnie de Michel et Jean-Marc, fut ce drôle de moment où au détour d’un virage vers Ormoy, nous avons aperçu un puis deux puis trois maillots de l’UCA qui venaient en sens inverse. A titre personnel, autant dire au titre de président de l’UCA, je peux dire sans conteste que j’ai été vraiment très heureux de voir que nombreux étaient les membres du club venus nous accompagner sur les 30 derniers km. Ce moment restera comme un des plus beaux moments de ce raid. Nous avions déjà été touchés par les messages d’encouragement reçus par sms, les emails confus et désolé de ceux qui, pour d’excellentes raisons, ne pouvaient se joindre à nous le dimanche à Ormoy. Je ne m’attarderai point sur ces trente derniers kilomètres sinon pour redire la joie de voir tous ces maillots de l’UCA rouler ensemble vers Arpajon (91). Je ne m’attarderai pas plus sur l’accueil par Mr le maire et une foule en délire en particulier le fan club de Michel M qui manifestait bruyamment sa préférence pour son chouchou. Il faut dire que c’était mérité puisque sans lui, rien n’eut été possible.  Sans lui, nous eussions manqué de bucoliques détours touristiques. Michel tu roules trop vite! Ton GPS  n’arrive pas à te suivre. D’autres auraient mérités une ovation à l’arrivée, les Magis pour leur aide, on habite d’ailleurs tous chez eux maintenant et on mange des pâtes et du taboulé tous les jours. Le discret Jean-Marc qui s’en veut j’en suis sûr de pas avoir pris son vélo mais qui au final a fait le photographe. Merci Daniel et Michel de l’OT pour leur présence et leur bonne humeur.

Alors sur quoi m’attarderai-je pour conclure ? Ne prenez point peur d’une couche de philosophie, j’en suis incapable. J’aimerai juste dire et je crois pouvoir parler au nom de mes camarades, que nous sommes fiers de l’avoir fait ! J’aimerai dire un merci immense à Fred et à Michel pour leur aide à construire ce projet (ils ont tout fait, j’ai rien fait), à Daniel et l’OT de l’Arpajonnais, et à tous ceux qui y ont participé (femmes et enfants compris). Nous avons prouvé que l’on peut vivre tout un week-end en mangeant des pâtes et du poulet !  Que dire pour finir ? Je conclurai par ces exclamations :

 

MERCI A TOUS !

ON N’EST PAS BIEN LA ?

C’EST QUAND QU’ON RECOMMENCE ?

 

 

Philippe C. 


Juin 2016

C’était une belle journée, une journée comme on les aime. La météo avait prévu du soleil, peu de vent et au programme l’Interrégionale de Brétigny. Une randonnée Codep que tout le club aime parce que ce sont nos voisins et parce qu’on la connait par cœur. Le matin, j’avais relu avec intérêt le mot de Martine Cano dans le dernier numéro de la revue fédérale traitant de sécurité, dans la semaine, en tant que président, j’avais relayé avec fougue et célérité les courriers de la FFCT toujours concernant la sécurité des cyclos. Malgré ces sujets préoccupants, c’est le cœur léger que je retrouvais mes camarades au lieu de rendez-vous. Pendant près de 115 km, nous n’avons ressenti que du bonheur, une belle rando, de beaux paysages, des collègues du club de Linas Montlhéry qui roulaient comme nous, un bon groupe quoi. Déjà la perspective de l’arrivée et du sacro-saint « à dimanche les gars, bonne après-midi »… et puis, au loin, une ambulance, puis deux, puis des voitures de gendarmerie qui apparaissent. L’appréhension puis l’angoisse lorsque l’on aperçoit dans le fossé, allongé le visage en sang, un cyclo puis lorsque l’on reconnait un membre de son club. La terreur très vite lorsque l’on compte deux vélo et un seul cyclo. L’esprit humain tourne vite trop vite et envisage le pire. Heureusement, des plaies, des contusions, du sang mais pas de larmes. De la colère beaucoup de colère lorsque l’on apprend les circonstances : deux cyclos, à droite, alignés, 22 km/h, dans une ligne droite, percutés par l’arrière parce qu’en voulant dépasser, la visibilité mauvaise contraint le chauffeur à se rabattre vite trop vite entrainant les deux cyclos dans le fossé.  Et puis, plus que de la colère, quand on apprend que le chauffeur avait bu, quand on pense à ceux de la Mayenne accrochés quelques jours plus tôt, à Christian tué sur la route de Bozel en Savoie, lui aussi percuté par l’arrière en pleine montée… et aux autres. Alors oui, nos deux amis s’en tirent bien, très bien malgré leur expérience (83 et 75 ans). On pourrait se dire, c’est un accident, cela arrive, mais non, toute la matinée de dimanche nous avions eu maille à partir avec des automobilistes agressifs, pressés et inconscients de notre existence. Cet accident n’est que la conclusion logique de cette matinée pourtant météorologiquement et cyclotouristiquement radieuse. Est-ce un phénomène cantonné à l’Ile de France et sa réputation sulfureuse en matière de conduite ? je crains que non. Il est temps que les comportements changent. Comme le disait Martine Cano, nous sommes aussi conducteurs, citoyens et usagers de la route. Respectons les cyclos. Respectez nous ! Il est temps que le cycliste puisse être reconnu en tant qu’utilisateur de la route au même titre que les véhicules à moteur et pas seulement dans « d’obscurs » articles du code de la route. L’Etat doit agir et nous protéger en adaptant la formation des jeunes conducteurs par exemple!

Parce qu’à toute chose malheur est bon et sans tomber dans la benoite auto-satisfaction, j’aimerai dire qu’à la colère a succédé beaucoup de reconnaissance  envers les cyclos qui ont sur la route et plus tard manifesté leur amitié et leur solidarité. Un merci particulier à ce cyclo de Savigny qui nous a proposé de déposer les vélos brisés chez lui, au club de Bondoufle (Michel se reconnaitra), au CS Brétigny (merci beaucoup), au Codep91 et tous ceux que nous n’avons pas vu. Merci, il demeure de l’Espoir à la lumière de cette solidarité spontanéee pour une cohabitation pacifique entre usagers de la route.

 

Philippe C.

 Octobre 2014 

 

Quoi déjà ? Vous me dites que c’est l’automne, voulez-vous insinuer que la fin de saison se profile ? Hein ? Mais je n’ai pas vu le temps passer ! Même si sous nos latitudes, la fin de saison est toute relative, l’automne et ses feuilles annoncent l’hiver et ses frimas. Une nouvelle saison s’achève pour l’Union cycliste de l’Arpajonnais, la deuxième complète, la troisième année. Joyeux anniversaire !!!! Rassurez-vous, nous ferons un bilan plus ou moins moral comme l’exige la loi lors de notre AG. AG qui se tiendra cette année, début du mois de Janvier (17/01/2015). Cependant, l’occasion est belle de faire un bilan via la chronique en détaillant plus avant les péripéties de notre année !

Alors que retenir de cette saison 2014, UCA an II ?! Pas de mariés signalés comme dans le film éponyme, sauf Marion et Tony le Gallopin. Félicitations à eux  mais ça ne raconte rien sur nous ! Nous, comme le chante Hervé Villard, dont la qualité vocale n’a rien à envier à la puissance de Romain lorsqu’il tente maladroitement de surprendre Michel à la pancarte de Sonchamps. Nous, disais-je… première constatation effarante, nous sommes devenus 30. Partis à 12 par un prompt renfort (effort ?) nous voilà 30 ! Ça calme hein ? Bon, soyons honnêtes, 30, nous ne nous sommes jamais retrouvés à 30 au parking de la CAF. Il semble que notre record soit de 22 voire 23 ce qui en soit n’est pas mal du tout ! Nous avons enregistré les arrivées de nombreux petits nouveaux. Par exemple, des nouveaux qui n’en sont pas vraiment et qui sont en tandem, des nouveaux nouveaux qui roulent super vite et des nouveaux nouveaux qui racontent plus de bêtises que Romain et moi réunis lorsqu’ils sont au restaurant dans le Morvan. Je ne citerai personne mais enfin, accusés Lyonel et Fred L. levez-vous ! Il n’y a pas à dire, la saison 2014 a été de ce point de vue-là, une sacrée réussite car Dominique, Thierry, Jean-Philippe et quelques autres ont contribué à rendre l’année courte et intéressante. Plutôt une bonne pioche que les nouveaux donc, et comme les anciens ont été à leur niveau habituel, une année riche. On n’est pas bien là ? Hein ?

Cependant, le monde n’est pas si rose, certains de ces nouveaux nouveaux ont rapidement compris les considérables, bénéfices qu’ils pouvaient obtenir en monnayant grassement leur capacité à rouler telles des machines. A ce titre, je me suis endetté à vie d’ 1€ qui n’a rien de symbolique auprès de F. Da Silva. J’ai évidemment dû puiser dans les caisses du club pour rembourser mes dettes pendant que Jean-Marc regardait ailleurs. Ce qui ne lui arrive pas souvent ! Remarquez comment, ici, je vous prépare mentalement à la probable cessation de paiement qui menace notre club ! Cessation de paiement, résultat également des vacances exotiques et lointaines de César à qui nous avons dû offrir un avion privé pour ses déplacements personnels. La preuve en image !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne parle pas non plus de la consommation excessive de champagne lors du BRM de Reims ou des frais de bouche colossaux générés lors de Levallois-Honfleur où Jean-Marc, Pierre, Romain, Francis et Fred L. (encore lui) ont commandé pour des sommes considérables maints plateaux de fruits de mer et autres muscadet sur lie du meilleur millésime. Les photos sont à peine montrables et j’ai un peu honte…  en fait, j’ai beaucoup honte ! Vous ne les verrez donc pas ! La honte, ce n’est pas ce qui étouffe certains qui n’hésitent pas à se mettre en scène dans des situations des plus rocambolesques pour valoriser le maillot. C’est pour la bonne cause alors si vous le voulez bien, pardonnons leur et… suspense intenable, vous attendrez l’AG 2015 (17/01/2015) pour voir les photos!!! Et voilà comment on fait salle comble à la prochaine AG !

2014 fut sans conteste l’année des crevaisons avec des nouveaux nouveaux extrêmement performant dans le domaine, voire même carrément expert in the field comme disent nos amis et néanmoins voisins anglais. Thierry, si tu nous entends… Le silex d’or sera cette année encore extrêmement disputé ! Je me demande comme ça en passant si Pierre crève? Sa vitesse instantanée étant tellement élevée que le perfide silex n’a pas le temps de percer la gentille chambre à air. Voilà une question qu’elle est bonne à discuter pour les longues sorties d’hiver ! Parce que certains nouveaux nouveaux, on peut dire que quand ils embrayent, ils avancent. Ils vont tellement vite que j’ai jamais pu rouler avec eux cette année alors que j’ai croisé Romain et Michel souvent. La conclusion vous la tirerez vous-même :

1)      Michel et Romain sont trop tellement gentils qu’ils ne veulent pas laisser leur président dans le souci (réponse A: attention réponse entrainant une majoration de l’adhésion de 800% à verser au président)

2)      Michel et Romain n’ont pas un niveau suffisant pour suivre les plus forts et doivent se contenter d’accompagner les faibles (réponse B : attention réponse entrainant une majoration de l’adhésion de 800% à verser au président)

3)      Michel et surtout Romain… non rien c’est mieux de rien dire (réponse C)

4)      Le président est bien gentil de bien vouloir encore rouler avec eux sans se plaindre (réponse D : BONNE REPONSE !!!! je vous aide là !)

Pour finir, je souhaiterais remercier les membres du bureau, pour leur aide précieuse. Laurent, Jean-Philippe et Jean-Marc en particulier pour les aspects administratifs que personne ne voit et qui existent. Remercier aussi chaleureusement, ceux qui aident… Francis pour son calendrier magique et Michel pour les maillots. César pour le site et Philippe L. dans son rôle de public relation ont aussi participé à faire de l’UCA un club où on roule bien. Avec Aimé, Jean et Didier pour la sortie gastronomique, on peut même dire qu’on régale. Merci à tous ceux dont la bonne humeur ou l’implication ou la chambre à air a contribué à faire de l’UCA un club où on se demande pas si on est bien là parce qu’on y est !

Pour finir 2014, je voudrais vous exhorter, tous, à vous impliquer plus avant encore dans la vie de votre club. Soyez acteurs de la vie de l’UCA, pas juste consommateurs ! En 2015 et encore plus certainement en 2016, le bureau actuel sera amené à changer, de nouvelles têtes mais surtout toutes les idées seront les bienvenues. Il en va de l’existence de notre groupe en tant que club! Ne soyez pas timides ni effrayés par la « charge » de travail, elle est modique et chacun peut trouver sa place, à sa mesure. C’est ici le seul bémol de cette année 2014, les acteurs du club, ceux qui essaient et font des choses se sentent parfois un peu démunis et seuls devant le peu de considérations de leurs efforts. Pensez à eux, ils pensent à vous.

Bon, c’est pas tout ça, mais on va où dimanche ?

 

Philippe C. 


Septembre 2012

Juillet 2014 

 

Des bulles, de l’eau, des côtes, CHAMPAGNE !

En passant Château-Thierry, patrie du regretté La Fontaine, je me pris à regretter de ne point me diriger vers Pézenas, ville natale du grand Molière, j’aurais pu citer son célèbre : « mais que diable allait-il faire dans cette galère ? ». Pour ne rien vous cacher, à voir les trombes d’eau s’abattre sur le pare-brise de la Volkswagen noire du sieur Michel, je me demandais bien ce que j’allais faire à Reims. Un dimanche alors que le soleil n’était pas levé ! Les esprits chagrins me feront remarquer que s’il pleuvait, il ne pouvait pas se lever. Certes mais enfin, vous m’avez compris, enfin je l’espère.  Mais pourquoi avais-je donc troqué ma douillette couette pour les sièges fermes de la voiture du peuple ? Tout ça, c’est la faute de Michel.  Sous le couvert d’un email sympa en une phrase : « ça te dirait de venir à Reims avec moi dimanche pour le BRM ? ». Moi, je vois Reims, je pense Champagne ! Je vois BRM, je pense euh.. je pense rien !  Ca veut dire quoi d’abord ? Et puis pourquoi y’a de la montagne à Reims ? Je ne tardais pas à avoir la réponse à la dernière question. Que diable allais-je faire dans cette galère ?

Mais que voulez-vous ? Je suis bon, j’accepte volontiers la proposition de Michel en lui disant que quoiqu’il arrive, je l’attendrai en haut des côtes (Rôties). Qu’il ne s’inquiète pas, je ne le laisserai pas seul. Confiant, je me dirige vers le site internet de ce fameux Brevet Randonneurs Mondiaux de la Montagne de Reims et je découvre ébahi que le parcours ne fait que monter, descendre, monter, descendre. Je n’allais pas me dégonfler, encore qu’un tout petit peu ça m’aurait aidé dans les cotes ! Ni une ni deux jours plus tard, je me retrouve à installer ma plaque de cadre à Reims en me disant que j’allais en baver des ronds de chapeau et pas breton, champenois ! Voir ci-dessous pour la taille…tout est dit.

Il faut dire cependant que tout avait bien commencé, 5 km de plat, juste un pont d’autoroute, cool me dis-je, finalement, ce n’est pas si dur ! et là : première cote : un presque mur à gauche de l’église qui s’enchaîne avec une autre cote plus cool qui mène au sommet d’une petite bosse qu’on descend pour remonter aussitôt. Dans cette partie-là, le paysage est calme paisible, de jolis cimetières militaires nous rappellent qu’il y a cent ans, on ne faisait pas trop de vélo dans le coin. Vous saviez qu’il existait un cimetière italien en Champagne ? Ben maintenant vous le savez.  J’ai essayé de faire bonne figure devant mes ancêtres. Encore que tout morts qu’ils étaient, je parie qu’ils ont entendu mon râle d’agonisant lorsque je franchissais la ligne imaginaire qui marquait le sommet. Nous étions sur la commune de Bligny, une des communes françaises décorée de la croix de guerre 1914-1918. Haut lieu d’histoire que nous avons traversé là.

Sur les conseils de Laurent C., spécialiste des petits braquets que le monde entier nous envie, je moulinais, je moulinais… remarquez bien que dans la côte d’avant le ravito, j’aurai aimé mouliner tellement ça montait.. Même Michel était en tutu, pardon en danseuse. N’empêche, le paysage était magnifique. Ce parcours dans les vignes au milieu des parcelles aux noms évocateurs, Moët et Chandon, Perrier, Lanson et autres Bollinger, ce parcours faisait rêver à la coupe de champagne qui nous attendait à l’arrivée. Ils nous l’avaient promis les organisateurs.. Nous l’aurions ! Les kilomètres défilaient, comme les côtes, celle de Bellevue fut de loin la plus rude, mais autant vous le dire de suite, je fus fier de ne pas avoir posé pied à terre comme certains cyclos. Je suis monté doucement mais je suis monté ! Michel était déjà au dessert et attendait l’addition quand je suis arrivé au ravito mais nous eûmes le temps de faire une petite photo. J’ai oublié de vous dire qu’il ne pleuvait plus, les routes étaient sèches et parfois le soleil nous éclairait de sa douce chaleur… Parfois.

Au sommet de la côte de Bellevue qui porte bien son nom, nous croisâmes Francis assis dans un véhicule de l’organisation suite à sa chute, heureusement sans gravité à part pour son dérailleur. Autant dire que cela nous a calmés un peu beaucoup et nous avons pris beaucoup de précautions pour les descentes suivantes.

Michel et moi avions opté pour le 115 km qui en vrai en faisait 120 mais quand on a vu de loin le parcours des grands (140 km) qui montait montait montait dans les vignes par une côte qu’on envisage de descendre à ski mais pas de monter à vélo, je me suis senti bien, conforté par le choix que nous avions fait et pour tout dire ricanant sous cape en imaginant mes camarades en baver dans la bosse. Oui, je suis un monstre d’égoïsme !  Bref, tout ça pour dire que ça allait bien et que mes angoisses de début de rando avaient disparu, je venais de monter la dernière partie un peu raide et un peu longue, ou du moins je le croyais lorsque se joignirent à nous, ou nous à eux, un groupe de cyclos dont l’accent tout de suite m’interpella : Hé biloute, t’as veut d’l’eau ? heiiiin ? Laurent C., spécialiste des petits braquets et des langues régionales vous traduira sans problème. On a discuté un peu, et ils me confiaient leur allergie aux bosses sous prétexte qu’ils venaient du plat pays! Sidérant de mauvaise foi ! Visiblement vu le nombre de cyclos du Nooooooooord présent c’est un brevet connu et reconnu dans le Nord-Pas de Calais. Quoiqu’il en soit, nous avons rêvé ensemble d’une bière en arrivant, le courage est revenu !

Dernier contrôle, un coup de tampon, content de finir, mes qualités en matière d’orientation n’étant plus à prouver, j’affirmais à Michel que non, inutile de s’en faire les 20 derniers kms se feraient en descendant légèrement. Super hein ? Oui j’étais content, presque fier. Je peux le dire. Mais Michel le fourbe veillait et me faisait remarquer que sur le parcours, nous n’étions pas au km 90 mais 80 et qu’il restait un bout de machin à grimper. Oh le fourbe ! C’est fou comme ça fait mal aux jambes de regarder correctement une carte ! Néanmoins, j’avais promis à Michel que mentalement nous serions forts, nous le fûmes! Une dernière photo devant le moulin, pour les deux plus grands brasseurs de vent du club et nous voilà rendus. Romain et Laurent P. étaient déjà là et purent nous faire profiter de leur expérience quant au poulet du plateau repas qui a fini chez la dame qui voulait nourrir son caniche. Romain nous a raconté que son dérailleur avait merdé, on lui a fait remarquer qu’il nous avait déjà fait cette blague et qu’on le croyait plus depuis longtemps, on a fait les anciens combattants quoi.

En conclusion, c’est vraiment une superbe randonnée. Pas si loin de Paris, pas si difficile (encore que) mais j’ai pu la faire sans souci avec l’aide précieuse de Michel à qui je vais emprunter ses « que du bonheur » et « on n’est pas bien là ? »©MichelMarty. Je vous engage à la tenter l’an prochain, pas besoin de se préparer spécifiquement, si moi j’ai pu, tout le monde peut !

Au fait, on en a oublié de boire notre coupe de champagne….

 

                                                                                                              Philippe C.

 

  Mai 2014

 

 

   On n’est pas bien là ?


Oui, je sais, le rythme des chroniques a singulièrement baissé faisant penser à ma vitesse moyenne dans la Cote des Sueurs plutôt qu’à celle de Francis ou Laurent prise au même endroit. Celle d’un escargot prenant un virage me paraît également adéquat pour matérialiser l’absence d’expression écrite depuis presque un an ! P’tain un an ! C’est long !! Alors pourquoi ce silence ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ce grand vide quand je pense à nous ? les plus culturés des cyclopèdes de l’Arpajonnais auront reconnu le tube d’Hervé Villard (Nous !) célèbre pour ces cheveux parfaitement laqués que Romain lui envie sans oser nous l’avouer. Pourquoi donc ? Parce que ! vous dirais-je. Non pas qu’il n’y a rien à raconter, bien au contraire, l’année 2013 fut riche et chargée et c’est en partie la raison de mon silence. L’envie aussi que d’autres que moi puissent s’exprimer ici. Alors au final pourquoi reprendre la plume ici et maintenant ? C’est le printemps ! Allez hop ! Si ça vous suffit pas, faudra faire avec ! Meuh non.. c’est un peu plus compliqué que ça :

Disons que j’ai eu l’envie via ce petit billet de reprendre contact avec vous, profiter de la chaleur du groupe que nous formons, m’enthousiasmer des jeux de mots de César et Romain qui mieux que les Frères Jacques ou Grosso et Modo peuvent remplir nos sorties d’ineffables et incompréhensibles borborygmes drôlatiques. Oui, le 27 Avril, j’ai eu envie d’être avec vous et vous n’étiez pas là !

Que je vous raconte, d’abord, j’ai hésité toute la semaine : Mennecy ou Brétigny, la flotte le samedi ou la flotte le dimanche ? Anais Baydemir, la présentatrice météo de France 2 m’avait convaincu que la météo du dimanche serait bien meilleure que celle du samedi. C’était décidé, j’irais faire le 110 de Brétigny ! Haut les cœurs ! Je comptais sur la présence rassurante de mes camarades mais la météo pour le moins incertaine du dimanche matin, et quand je dis incertaine je pourrais dire humide en a découragé quelques-uns. Au final, Jean, Jacques, Didier et moi nous retrouvâmes chez Mr Auchan pour s’inscrire et entamer notre route. Jean et Didier s’engageant sur le 70, Jacques et moi sur le 100 avec la promesse si le temps continuait à se dégrader à bifurquer sur le 70. Laurent P. et son team de rouleurs increvables étaient là aussi mais autant vous dire que je ne n’envisageais pas de pouvoir les accompagner plus loin que le rond-point de Grand Frais ! Bon, on part.. Jacques et moi, dans le vent, la pluie, le vent et la pluie. Nous eûmes la chance de profiter d’un petit groupe pour atteindre tant bien que mal (le mal c’est pour ma montée du Pressoir !) le ravito. Là, je suggérais courageusement à Jacques que je souhaitais opter pour le 70, trop mouillé trop mal aux pattes pour faire le grand tour. Première erreur grave de ma part, je n’ai pas compris ou pas voulu comprendre qu’il s’engageait sur le 100 ! Moi jouant le jeu de l’équipier modèle roulant à l’abri derrière, j’ai suivi. Dans mon esprit embrumé par le manque d’oxygène et les dégâts causés par l’hypoxie au passage de la côte de Maisse, je me mis à suivre les flèches orange ! Ben oui pourquoi pas ? Hein ? Orange c’est joli comme couleur ! Sauf qu’orange c’était les flèches pour le circuit 70 mais aussi pour le circuit 120 km ! Pour le 100, c’était les vertes ! Deuxième erreur… L’erreur suivante fut de me faire lâcher par Jacques et le petit groupe, Jacques pensant sans doute que j’étais parti sur le 70 ! Un tel concentré de boulettes en quelques kilomètres rappelle furieusement les erreurs de Fabien l’an passé sur le même circuit avec les conséquences que l’on sait.  Ben moi. Pareil, j’ai fait pareil ! De là à dire que le fléchage est pas top sur la rando de Brétigny. OK, je sors.

C’est à Chapelle la Reine, je me demande d’ailleurs bien si une Reine y est passée un jour, que j’ai commencé à avoir des doutes. Surtout, surtout quand j’ai croisé un cyclo à qui j’ai demandé :

« Vous êtes sur la rando de Brétigny ? 

- Euh non moi je fais Paris Nice… ».

Oui, j’ai un peu paniqué….

Demi-tour pour retrouver Arbonne et là, j’ai retrouvé les flèches vertes ! Youpi ! Je glisse volontiers ici un « qui c’est les plus forts évidemment c’est les Verts » histoire de faire bisquer Romain Junior. Bref, j’ai trouvé une idée pertinente et ai voulu raccourcir en « coupant » par Courances, La Ferté… Que voulez-vous, quand on est con on est con, le temps ne change rien à l’affaire d’après G. Brassens qui s’y connaissait en bicyclette. A moins que ce ne fut Yves Montand. Une galère, les enfants, seul dans le vent et la pluie, je vois d’ici certains d’entre vous écraser une larme de compassion quand j’affrontais la cote de Videlle et la longue ligne droite qui y mène. Je me sentais dans la peau des vaillants francs-tireurs de 1870 affrontant au carrefour de Dannemois les hordes prussiennes, Pierre-Francois appréciera. Pour moi c’était le vent la pluie et le ras le bol aussi ! Ah qu’il est doux de se blottir dans la roue d’un Fred de la Ronce (private joke ou faut parler portugais) ou d’un Jean-Claude quand le vent souffle et que les jambes viennent à manquer. A la Ferté, j’ai bien cru mourir noyé sous les trombes d’eau, rouler à contre-courant c’est usant. Si on voit le côté positif des choses, j’ai fini par arriver et j’ai mis l’après-midi à sécher, je n’ai pas chuté et j’ai fait 115 km sans crever, ce qui n’est pas le cas de Laurent P à qui on va rajouter une croix dans le tableau crevaison ! Si si Laurent je t’ai vu ! Je n’ai pas eu de nouvelles de Didier et Jean et l’abondance des précipitations hydriques me fait craindre le pire pour Didier qui dès potron-minet envisageait avec joie l’apéro familial de midi.

Vous avez compris que cette mini chronique égocentrique avait pour but de tenter de renouer avec cet exercice, de vous dire combien il est précieux de pouvoir rouler en groupe quand les conditions sont mauvaises et combien on peut être bien là hein Michel quand les conditions sont bonnes ! Enfin, je vais vous dire un secret, ce week-end, la météo prévoit un temps plutôt ensoleillé !

PS : Michel, Romain, j’ai fait toutes les pancartes du parcours… Autant dire que vous ne rattraperez jamais mon score sur 2014 !

 

                                                                                                                                   Philippe C.

  janvier 2013 

 

 

  Bonne année 2013 !

 

 

A l’instant où j’écris ces lignes, il est encore temps de vous souhaiter à tous : une bonne et heureuse année 2013. Voilà, c’est fait, personne ne pourra me reprocher en tant que président démocratiquement élu grâce à des enveloppes pertinemment distribuées et quelques menaces bien senties, de ne pas prendre soin de mes troupes !

Bonne année, donc ! Oui je l’ai déjà dit mais quand même cela fait du bien. Nous avons eu tous une année 2012 particulière puisque riche en changements. Nous avons troqué un cycliste sans casque à l’Elysée contre un président normal (et je ne parle pas de moi). Président normal qui contrairement à l’ancien ne fait pas de vélo ce qui pour nous cyclos est tout sauf normal. Comme quoi tout est relatif. Méditez mes frères, méditez.

Finalement, si je médite à mon tour, vous aussi avez changé de président et troqué un président normal pour un autre anormal. Vous n’êtes définitivement pas dans la norme ! Je crois que c’est pour ça que je vous aime !

Le point majeur est la création de notre club et ses débuts. Débuts parfois pas si simples, nous avons encore pas mal à découvrir dans le domaine mais je pense que nous pouvons d’ors et déjà nous projeter vers 2013 avec enthousiasme et un nouveau maillot !

  

 

Nous sommes tous impatients de le montrer sur les routes franciliennes et du monde ! Pas de fausse modestie ! Notre destin est international ou ne sera pas !  Bien sûr il nous reste à construire, à avancer et à vivre notre passion à fond et dans un cadre solidaire, respectueux et… rigolo ! Encore que pour ce dernier point, le souhaiter est inutile. Au chapitre des réalisations, comme dans tous les clubs, la réunion du calendrier a constitué un pas important vers le début de la saison.  Soyez prêt pour le 24-02 à Ormoy ! Le calendrier bientôt (ou peut-être déjà) sur le site, est excitant par sa diversité et la perspective de sorties clubs, de randos, de cyclosports de qualité. 2013 nous attend et je suis sûr que nous allons nous éclater ! Je nous vois d’ici participer en nombre à la rando de Brétigny. Je suis bien solennel vous étonnez vous sans doute, rassure toi Romain, je viens bientôt me lâcher ! Chacun ces objectifs mais tous ensembles ! Je suis impatient de nous voir avec le maillot. C’est sans doute un peu puéril mais je crois que là.. On aura fait un truc bien. Tous ensembles, un projet commun. J’aime le travail d’équipe. C’est pour ça que Romain en profite pour rouler dans ma roue quand y’a du vent !

Encore un mot un peu pompeux et après, je vous laisse, euh non finalement je ne sais plus ce que je voulais dire…. Longue vie au Koala Cycling Club !

Alors… que vous souhaitez pour la nouvelle année ? Mmmmm, merci de prendre les lignes qui suivent avec humour.. Hein ? d’acc… Romain ? Hein ? allez..

Aimé : On te souhaite encore des milliers de km avec nous et une meilleure santé qu’en 2012. Et évidemment un maillot du meilleur grimpeur 2013.. Un de plus !

Benoit : On te souhaite un dos tout neuf ! On te souhaite aussi de nombreuses victoires au sprint emmené par le peloton de l’UCA (oui c’est de famille ce besoin de compétition !) en particulier lors de la rando de Bondoufle, je ne sais pas pourquoi cette rando mais fallait en trouver une.

César : Un nouveau maillot, un nouveau club, un nouveau site, des nouveaux parcours, un nouveau frangin, un nouvel ordinateur, franchir le cap de  500 nouveaux visiteurs par mois sur le site….

Fabien : Fabien, nous te souhaitons de perdurer avec nous et de continuer à progresser avec ton compère Fred et avec nous ! On te souhaite un premier 200 km dans la joie et la bonne humeur. Saint Arnoult Maillebois, Levallois Honfleur… deux possibilités ! Trop bien ! Vous z’êtes deux !

Francis : Des parcours, un Trophée CoDep, capt’ain mon cap’tain de route ! Tu as vu je n’ai pas parlé des côtes !!!!

Fred : Fred, nous te souhaitons de perdurer avec nous et de continuer à progresser avec ton compère Fabien et avec nous ! On te souhaite un premier 200 km dans la joie et la bonne humeur. Saint Arnoult Maillebois, Levallois Honfleur… deux possibilités ! Trop bien ! Vous z’êtes deux !

Jean : Puisse 2013 t’apporter des moufles chauffantes qui te feront aimer les sorties par grand froid et puis aussi des feux rouges pas trop dangereux à griller. Enfin que 2013 te permettre de placer encore des attaques foudroyantes qui laisseront Romain (surtout) et Michel (un peu) sans réaction.

Jean-Claude : On te souhaite des nouvelles moustaches ? Nan, je rigole ! Des kms, nous te souhaitons des kilomètres. Encore que ça ne va pas nous arranger ça si tu t’entraines beaucoup !

Jean-Marc : En tant que trésorier, nous te souhaitons des comptes positifs et en tant que cyclo de ne pas avoir à affronter cette petite cote mesquine trouvée par Romain ce jour de Juin lors de la sortie gaz-tronomique.

Jean-Philippe N : Nous te souhaitons tous la bienvenue dans ce club de malades et espérons te découvrir en 2013 ! Profites de la première année où je n’ose pas encore te charrier trop fort.

Jean-Philippe S : Un téléthon, des bouteilles de Gerwurtz, de nouveaux copains de Marolles ou Cheptainville pour venir rouler avec nous ? Surtout nous te souhaitons plein de nouveaux adhérents à accueillir et vœu présidentiel : encore des idées !!

Jean-Pierre : Cher Jean-Pierre, nous te souhaitons une rando qui enfin nous emmène en Bretagne et que tu puisses ainsi nous confier le secret de tes entraînements clandestins sur les bords de l’Océan.

Jérôme : On nous souhaite de t’apercevoir de temps en temps et pas que de loin derrière !

Laurent : A Mossieu le secrétaire, nous souhaitons une année sans crampes !! C’est bien ça non ? Une année sans crampe !

Michel : On te souhaite sincèrement de pouvoir faire une sortie, au moins une, sans avoir à sprinter systématiquement pour battre Romain au sommet de tous les mouvements de terrain. Surtout que tu le bats tout le temps non ?

Nicolas : Pour 2013, il va falloir que tu te forces à porter un maillot qui n’est pas rouge. Ce n’est pas gagné mais c’est ton défi si tu l’acceptes. Pierre-François m’informe qu’il compatit !

Patrick C : Nous te souhaitons une affiliation UFOLEP sous la bannière de l’UCA !

Philippe CC : Un axe de pédalier qui grince pas…

Philippe L. : En plus d’articulations toutes neuves, nous te souhaitons un bel agenda pour te permettre d’organiser tes nombreuses activités et de revenir rouler avec nous. En couverture, une photo de ton ancien président….avec Madame…

Pierre-François : De venir de temps en temps avec nous pour qu’on puisse retrouver ta verve et ton incommensurable connaissance de l’Essonne. Même si maintenant tu vas brûler la Jeanne tous les jours au pied de la Tour de l’Horloge !

Romain : Je te souhaite d’enfin pouvoir battre Michel au sommet d’une côte sans tricher. Si à la fin de l’année, tu n’es pas parvenu à ton but, je m’investirai personnellement auprès de Michel pour qu’il te laisse passer un ralentisseur devant lui. On dira que tu l’as battu. D’acc ?


                                                                                                                       Philippe C.

Septembre 2012

Septembre 2012 

 

30 millions d’amis

 

Après cet été riche en événements sportifs de tous genres, l’Euro de football, la finale du Top 14, le Tour of France, les Jeux Olympiques et la désormais mythique étape du Tour où Romain fit montre de ses grandes capacités de grimpeurs, voila le temps de l’automne et des feuilles mortes.

Il y a quelques jours, mon esprit errant comme bien souvent sur mon vélo, et faisant la connexion subtile entre ces oies migratrices se reposant dans un champ et nos pérégrinations bitumeuses, je me demandais quel animal pouvait-on associer à notre sport ? Oui je sais mais quand même vous devez maintenant vous habituer à mes idées loufoques ! Non ? Ben attendez un peu.

Prenons un sportif au hasard, on va commencer facile : le sprinteur de 100 m, l’animal qu’on peut lui associer serait sans conteste le guépard pour sa foulée longue et puissante et la vitesse vertigineuse de ses courses. Si c’est une sprinteuse, la frêle mais rapide et élégante gazelle correspond sans faillir à notre exercice d’anthropomorphisme sportif ! Bien évidemment, les nageurs seront confondus avec des poissons même si j’ai du mal à imaginer la taille de la canne à pêche nécessaire pour ferrer Yannick Agnel, Alain Bernard ou Camille Muffat ! Didier, spécialiste mondialement reconnu dans le domaine de la pêche nous éclairera lors d’une conférence intitulée : « Du Kir à la pêche, l’eau dans tous ses états. ».

Le rugby et ses pratiquants sont déjà un sujet quelque peu plus complexe, puisque si les premières lignes pourront sans conteste être comparées à des taureaux, les secondes lignes à des buffles et les troisièmes à des percherons capables de courir et de pousser. Les arrières sont souvent comparés à des gazelles, quoique dans le domaine, les sprinteuses précédemment citées pourraient en prendre ombrage. On remarquera immédiatement la complexité d’un tel chantier lorsque l’on s’adresse à des sports moins naturels que la course ou la natation.

Quid du vélo ? Avez-vous déjà pensé ou réfléchi à quel animal nous pourrions nous identifier sur nos drôles de machines ?

Je vois déjà certains se muer en chamois lors de leurs valeureuses ascensions dans les Alpes, ou en isard (ISARD pas ISOARD) dans les Pyrénées. Encore que pour d’autres, la tarine, sympathique et nonchalant ruminant emblématique de nos montagnes correspondrait mieux à leur vitesse d’ascension. Je ne citerai personne mais notez bien je résiste !

Quoi qu’il en soit ce serait occulter tous les autres aspects de notre sport que de ne considérer que le coté montée. Forcément. Alors quoi ? Je préfère réserver le flamand rose aux footballeurs, agiles en jambes et en arrogance postés sur le toit du sport le plus pratiqué au monde. Il faut cependant souligner que le flamand pour des cyclistes n’est pas dénué de logique. Je souhaiterai aussi occulter ici le coté troupeau propre à nos pelotons et ne pas nous réduire à un amas de gnous traversant la savane pour se faire bouffer par les crocodiles au premier guet. Crocodiles symbolisant ici les automobilistes en furie que nous croisons les dimanches matins à certains carrefours.

J’ai beau réfléchir, je me dis que sur notre sport en lui-même, je ne vois pas comment nous pourrions nous anthropomorphiser. Encore que.. si on y réfléchit encore un peu..

Je me disais que notre tenue, pouvait constituer un indice… comment ? Ben…. Comment dire ? Par exemple, avez-vous l’exemple d’un sportif qui possède autant de poches ? Nous autres cyclo-cyclistes avons cette particularité d’en posséder un nombre incalculable. Sur le maillot en premier lieu, pour y glisser nos barres, nos pains d’épices et autres gourmandises. Mais nous avons aussi nos sacoches sous la selle pour y ranger nos outils en cas de problème mécanique ! Je passe rapidement sur les sacoches garnissant les randonneuses mais ô combien emblématiques de notre sport.

Immanquablement, une famille de mammifères me vient à l’esprit, celle des marsupiaux. Romain, non pas le marsupilami, surtout que son maillot à lui est plutôt spécial.

Le groupe des marsupiaux (Marsupialia), du grec marsipos « sac », est une sous-classe de mammifères, chez lesquels la femelle possède une poche abdominale, dans laquelle elle porte son petit après sa naissance. Quelques exemples de marsupiaux : le kangourou, le wallaby, le koala, le wombat, l’opossum de Virginie. De nombreuses autres espèces sont moins connues, comme le chat marsupial, et beaucoup ont disparu. (Merci Wikipédia).

Reste à choisir, lequel de ces marsupiaux nous conviendrait le mieux ! J’exclus si vous en êtes d’accord, et sans état d’âme ceux qui ont disparu. Tout aussi exclu, le wombat que personne ne connait et qui se décline sous la forme notamment du wombat à nez poilu du nord et celui à nez poilu du sud. Pas très vendeur ni glamour.

Le wallaby ou le kangourou auraient pu nous convenir, mais ce sont plutôt des totems idéals pour les sauteurs de tout poil (hauteur, longueur, triple..). Alors quoi, qui reste t’il ?

Moi j’aime bien le koala. D’abord, c’est un marsupial, il est plutôt sympa, mignon, doux, C’est tout nous ça ! Le koala est un animal si attachant, on ne peut que l’aimer et avoir envie de le câliner. La simple pensée du koala fait monter le désir de câlins et de tendresse ! Pas vous ? Moi si ! Intemporellement craquant le koala.

Mais au-delà de ces quelques caractéristiques, le koala a parfois été traduit en aborigène par « ne boit pas » et même si la traduction s’avère inexacte, ma foi, cela nous ressemble, on ne boit pas d’eau non plus ou en tout cas rarement. Par ailleurs, le koala est un grimpeur, il vit dans les arbres mais peut parcourir de longues distances sur le sol. Comme nous ! Une fois que nous avons réussi à atteindre le plateau sur la Beauce on évite d’en redescendre pour ne pas se farcir une côte.

Les populations de koalas disposent d'un système complexe de communication et d'organisation, qui permet de préserver la cohésion sociale. Ils s'organisent, quand les populations sont stables, dans une hiérarchie sociale, au sein de laquelle ils fondent des territoires se chevauchant et se conforment à leur rang. Si cet ordonnancement est déstabilisé, c'est tout le groupe qui en souffre. Hein ? Alors ? Hein ? Ça ne ressemble pas à notre peloton ? Bien que souvent nous commençons par être désorganisés et ensuite on tente de s’organiser !

Et puis j’aime vraiment le koala, on a envie de s’y blottir, de le toucher, de le câliner.  Mais je m’emporte ! N’empêche que vous avouerez qu’un peu d’amour et de tendresse dispensés par le koala c’est quelque chose. Cela doit faire avancer plus vite et entourer nos randonnées d’un cocon de douceur. Nous en aurions bien besoin certains matins de douceur et de chaleur même animale surtout à cette période ! Un câlin de koala avant chaque côte cela doit donner des ailes ! Des ailes de koala c’est à breveter !

Vous l’aurez compris, le koala me parait le seul animal totem qui puisse convenir… N’en cherchez pas d’autres ! Il est, pour moi, incontournable, inattaquable, inamovible et pis c’est tout ! Koala for ever !

Koala Cycling Club.. Ça claque non ? Reste à trouver les couleurs du maillot du KCC !!!!

 

                                                                                                                       Philippe C.