La chronique de Philippe (juillet 2018)         ici

La chronique de Fabien(septembre  2017)         ici

La chronique de Philippe (aoĂ»t 2017)         ici

La chronique de Philippe (mars 2017)         ici

La chronique de Philippe (novembre 2016)         ici

La chronique de Philippe (octobre 2016)         ici

Savoie et profiteroles

for ever         ici

 Octobre 2015 

 

Tout ça a commencĂ© comme un malentendu : « Ă‡a vous dirait de relier Arpajon Ă  Sancerre ? L’office du tourisme de L’Arpajonnais cherche des cyclistes Â». Sancerre ? Vin blanc, fromage, le tout en environ 200 km ! Facile et tentant. Ce n’est qu’aprĂšs discussion qu’on a compris que c’était Arpajon Sur CĂšre (Cantal) et Arpajon (Essonne) qu’il fallait relier !!! On passait de 200 Ă  500 km et de 400 Ă  4000 m de dĂ©nivelĂ©. Au dĂ©part, il nous a fallu une bonne dose de folie pour accepter malgrĂ© les recommandations et les avis pour le moins nuancĂ©s Ă©mis çà et lĂ  portant sur nos chances de rĂ©ussite. Certains ont mĂȘme mis en doute notre santĂ© mentale Ă  grand coup de : « t’es malade Â» ou « tu es fou Â» ou encore nous ont gratifiĂ© d’une expression d’incrĂ©dulitĂ© dĂ©solĂ©e Ă  l’annonce de notre projet. Alors on a bossĂ©, physiquement d’abord, Ă©videmment, et d’autres plus que certains, mais pas que, on a montĂ© notre projet avec l’Office du Tourisme de l’Arpajonnais, l’aide financiĂšre de nos partenaires, la Colas Ile de France et Store SystĂšmes et notre investissement en tant que Club.

Jusqu’au dernier moment, on a bien cru qu’on n’y arriverait pas. Parler, organiser, c’est bien beau mais Ă  un moment donnĂ©, il fallait sauter le pas. Et on l’a fait
. On a eu peur jusqu’au bout, on avait perdu un Fred (Leroy) sur une moto, on a eu peur d’en perdre un autre (Da Silva) avec un cutter mais au final, vendredi 17-09 sur le parking de Netto, on Ă©tait tous lĂ . Ce serait mentir que de dire qu’on respirait tous la confiance en nos capacitĂ©s, que nos visages Ă©taient illuminĂ©s de la joie indescriptible de pĂ©daler entre copains le long de faciles collinettes cantalouses. On Ă©tait
 concentrĂ©s. Tout commence par un Arpajon-Arpajon dans une Suzuki Swift avec Fred et moi Ă  l’arriĂšre, si c’est possible. D’autres atteignent confortablement Limoges oĂč les moules limousines au routier du coin nous laisseront un joyeux souvenir. Puis, un incontournable : Tulle, magnifique citĂ© prĂ©sidentielle. Et enfin,  nous voilĂ  rendu Ă  Aurillac pour l’accueil de la mairie d’Arpajon sur CĂšre. AprĂšs avoir rĂ©pondu assez longuement Ă  la presse locale, direction le dodo aprĂšs un Flunch lĂ  encore local et renommĂ©. Un dodo partagĂ© si je puis dire. ForcĂ©ment, j’en vois qui font faire les gros yeux en se demandant si ce n’était pas un we de dĂ©bauche plutĂŽt que de vĂ©lo. Parce qu’autant vous l’avouer oui, j’ai couchĂ© avec Fred, Michel a passĂ© une nuit de folie avec Jean-Phi, Pierre et Laurent ont partagĂ© un mĂȘme lit comme Laurent et Francis ainsi que Philippe et MichĂšle encore que pour eux, ce soit plutĂŽt normal et commun ! AprĂšs ces agapes nocturnes, sur le coup des 5h, le parking du Campanile bruissait des mille bruits traduisant l’agitation fĂ©brile des petits arpajonnais qui en prĂ©parant leur vĂ©lo dĂ©couvraient avec effroi qu’Evelyne DhĂ©liat leur avait menti ! Par Saint Gillot- PĂ©trĂ© ! il pleut sur Aurillac ! Votre serviteur brillait plus par son gilet de haute visibilitĂ© et ses Ă©clairages que par la confiance en ses moyens physiques au dĂ©part de ce long pĂ©riple. Sourires crispĂ©s, photos, le clac des pĂ©dales et c’est parti
. Sortie d’Aurillac et dĂšs le dĂ©but on sent bien que le profil du jour ne sera pas autre chose qu’une longue succession de montĂ©es et descentes. L’avantage de rouler la nuit c’est que l’on ne voit pas notre malheur. On ne sait pas oĂč on va ou plutĂŽt oĂč on monte. Ça aide. Nous avons montĂ© rĂ©guliĂšrement les premiĂšres difficultĂ©s et bon an mal an, nous avons vu venir l’aube nous permettant de vĂ©rifier si besoin qu’il pleuvait des cordes et que le rythme Ă©tait bon comme l’ambiance. A titre personnel, je regrette de n’avoir absolument rien vu du Cantal, brouillard pluie
 quelques vaches mais ce n’était pas des tarines alors je n’ai pas pu engager la conversation.

Seul incident marquant de ce raid, nous avons Ă©tĂ© sĂ©parĂ©s lors de la traversĂ©e de Mauriac.  Fred et moi avons perdu la trace de nos camarades et de leur prĂ©cieux GPS ! Petit moment de tension attisĂ© par la mĂ©tĂ©o et le froid intense qui nous a saisi lors de la longue descente vers la Dordogne et le premier ravito. Quel bonheur que ce ravito, quel drĂŽle de moment que de nous voir tremblant, trempĂ©s et transis. Les Laurent avec leur couverture, le regard des uns et des autres et plus que tout cette certitude que si le temps ne s’amĂ©liorait pas un tantinet ce serait compliquĂ© de le faire tous ensemble et jusqu’au bout. C’était un moment fort. Mais ce ravito... quel pied, quel moment de rĂ©confort que cette banane. En changeant de versant, le soleil nous fit l’honneur de sa visite l’espace de quelques minutes, juste assez pour, en parallĂšle de la longue et douce montĂ©e vers Ussel, nous rĂ©chauffer. Direction la Creuse, ces collines qui ne sont pas si creuses que ça. Les plus anciens, tĂ©moins d l’époque du service militaire obligatoire, liront avec Ă©motion le nom de La Courtine siĂšge d’un camp militaire qu’il nous fallut traverser pendant plus de 10 km avant que de n’atteindre le ravito du midi ! Celui des pĂątes dont nous avions rĂȘvĂ©, des pĂątes promises par MichĂšle, ĂŽ joie ĂŽ bonheur simple d’un plat chaud. Ô extase sans fin lorsque notre MichĂšle nationale, que dis-je nationale, internationale, nous proposa une soupe. Ce fut une des meilleures soupes de ma vie ! Du chaud ! Enfin ! AprĂšs la Courtine, des esprits taquins m’avaient vendu un profil bien plus enfin bien moins, un profil plat quoi ! Je crois pouvoir affirmer avec la bĂ©nĂ©diction de Jean-Phi et Fred que : Nenni !! Des montĂ©es, des descentes, des montĂ©es des descentes et encore et encore. Le vice fut poussĂ© Ă  son extrĂȘme quand on nous annonçùt que le gite dans lequel nous allions pouvoir manger nos pĂątes Ă©tait en hauteur, encore une petite cĂŽte Ă  monter ! Argh ! Ce fut la plus rude ! 275 km, ça c’était fait ! 19h44, Chateauneuf sur Cher, fin de la premiĂšre Ă©tape. Douches, repas chaleureux avec des pĂątes et du poulet, ajustements mĂ©caniques, Ă©tirements et dodo en dortoir ! Extinction des feux Ă  22h00, plus un bruit Ă  22h01 ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RĂ©veil matinal, thĂ© cafĂ© chocolat et remise en selle
 LĂ , honnĂȘtement, ce n’est pas un moment facile
 mais au final moins que ce qui Ă©tait attendu (merci biafine) encore que pour certains, ce fut difficile! Honneur Ă  ceux-ci qui ont dĂ» affronter la douleur au fondement en plus des km.

DeuxiĂšme dĂ©part de nuit, on ne va pas dire qu’on Ă©tait habituĂ© mais, si, un peu. En plus de l’obscuritĂ©, voilĂ  le brouillard qui s’y met. L’humiditĂ©, sympa, les porteurs de lunettes sauront et comprendront mon calvaire. Ce qui fait que la traversĂ©e du Cher puis de La Sologne s’est faite dans une ambiance cotonneuse et humide mais pas dĂ©trempĂ©e. Sur le coup des 7h30, une petite lumiĂšre au loin nous signala l’arrivĂ©e de Romain qui venait se joindre Ă  nous pour la derniĂšre Ă©tape. Ralliement fort opportun puisqu’avec lui nous ne manquerons surement pas de calembours, plaisanteries et autres considĂ©rations drolatiques pendant ces longues heures de selle. De ravito en ravito, de relais en relais, de chĂąteaux en chĂąteaux, de champs de maĂŻs en champ de maĂŻs, la probabilitĂ© d’une rĂ©ussite se faisait jour. Le temps pour Philippe M de s’offrir la seule intempĂ©rie mĂ©canique du parcours avec une crevaison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un des meilleurs moments de ce raid, de l’avis de plusieurs d’entre nous, outre les merveilleux ravitos de MichĂšle et Daniel et la compagnie de Michel et Jean-Marc, fut ce drĂŽle de moment oĂč au dĂ©tour d’un virage vers Ormoy, nous avons aperçu un puis deux puis trois maillots de l’UCA qui venaient en sens inverse. A titre personnel, autant dire au titre de prĂ©sident de l’UCA, je peux dire sans conteste que j’ai Ă©tĂ© vraiment trĂšs heureux de voir que nombreux Ă©taient les membres du club venus nous accompagner sur les 30 derniers km. Ce moment restera comme un des plus beaux moments de ce raid. Nous avions dĂ©jĂ  Ă©tĂ© touchĂ©s par les messages d’encouragement reçus par sms, les emails confus et dĂ©solĂ© de ceux qui, pour d’excellentes raisons, ne pouvaient se joindre Ă  nous le dimanche Ă  Ormoy. Je ne m’attarderai point sur ces trente derniers kilomĂštres sinon pour redire la joie de voir tous ces maillots de l’UCA rouler ensemble vers Arpajon (91). Je ne m’attarderai pas plus sur l’accueil par Mr le maire et une foule en dĂ©lire en particulier le fan club de Michel M qui manifestait bruyamment sa prĂ©fĂ©rence pour son chouchou. Il faut dire que c’était mĂ©ritĂ© puisque sans lui, rien n’eut Ă©tĂ© possible.  Sans lui, nous eussions manquĂ© de bucoliques dĂ©tours touristiques. Michel tu roules trop vite! Ton GPS  n’arrive pas Ă  te suivre. D’autres auraient mĂ©ritĂ©s une ovation Ă  l’arrivĂ©e, les Magis pour leur aide, on habite d’ailleurs tous chez eux maintenant et on mange des pĂątes et du taboulĂ© tous les jours. Le discret Jean-Marc qui s’en veut j’en suis sĂ»r de pas avoir pris son vĂ©lo mais qui au final a fait le photographe. Merci Daniel et Michel de l’OT pour leur prĂ©sence et leur bonne humeur.

Alors sur quoi m’attarderai-je pour conclure ? Ne prenez point peur d’une couche de philosophie, j’en suis incapable. J’aimerai juste dire et je crois pouvoir parler au nom de mes camarades, que nous sommes fiers de l’avoir fait ! J’aimerai dire un merci immense Ă  Fred et Ă  Michel pour leur aide Ă  construire ce projet (ils ont tout fait, j’ai rien fait), Ă  Daniel et l’OT de l’Arpajonnais, et Ă  tous ceux qui y ont participĂ© (femmes et enfants compris). Nous avons prouvĂ© que l’on peut vivre tout un week-end en mangeant des pĂątes et du poulet !  Que dire pour finir ? Je conclurai par ces exclamations :

 

MERCI A TOUS !

ON N’EST PAS BIEN LA ?

C’EST QUAND QU’ON RECOMMENCE ?

 

 

Philippe C. 


Juin 2016

C’était une belle journĂ©e, une journĂ©e comme on les aime. La mĂ©tĂ©o avait prĂ©vu du soleil, peu de vent et au programme l’InterrĂ©gionale de BrĂ©tigny. Une randonnĂ©e Codep que tout le club aime parce que ce sont nos voisins et parce qu’on la connait par cƓur. Le matin, j’avais relu avec intĂ©rĂȘt le mot de Martine Cano dans le dernier numĂ©ro de la revue fĂ©dĂ©rale traitant de sĂ©curitĂ©, dans la semaine, en tant que prĂ©sident, j’avais relayĂ© avec fougue et cĂ©lĂ©ritĂ© les courriers de la FFCT toujours concernant la sĂ©curitĂ© des cyclos. MalgrĂ© ces sujets prĂ©occupants, c’est le cƓur lĂ©ger que je retrouvais mes camarades au lieu de rendez-vous. Pendant prĂšs de 115 km, nous n’avons ressenti que du bonheur, une belle rando, de beaux paysages, des collĂšgues du club de Linas MontlhĂ©ry qui roulaient comme nous, un bon groupe quoi. DĂ©jĂ  la perspective de l’arrivĂ©e et du sacro-saint « Ă  dimanche les gars, bonne aprĂšs-midi Â»â€Š et puis, au loin, une ambulance, puis deux, puis des voitures de gendarmerie qui apparaissent. L’apprĂ©hension puis l’angoisse lorsque l’on aperçoit dans le fossĂ©, allongĂ© le visage en sang, un cyclo puis lorsque l’on reconnait un membre de son club. La terreur trĂšs vite lorsque l’on compte deux vĂ©lo et un seul cyclo. L’esprit humain tourne vite trop vite et envisage le pire. Heureusement, des plaies, des contusions, du sang mais pas de larmes. De la colĂšre beaucoup de colĂšre lorsque l’on apprend les circonstances : deux cyclos, Ă  droite, alignĂ©s, 22 km/h, dans une ligne droite, percutĂ©s par l’arriĂšre parce qu’en voulant dĂ©passer, la visibilitĂ© mauvaise contraint le chauffeur Ă  se rabattre vite trop vite entrainant les deux cyclos dans le fossĂ©.  Et puis, plus que de la colĂšre, quand on apprend que le chauffeur avait bu, quand on pense Ă  ceux de la Mayenne accrochĂ©s quelques jours plus tĂŽt, Ă  Christian tuĂ© sur la route de Bozel en Savoie, lui aussi percutĂ© par l’arriĂšre en pleine montĂ©e
 et aux autres. Alors oui, nos deux amis s’en tirent bien, trĂšs bien malgrĂ© leur expĂ©rience (83 et 75 ans). On pourrait se dire, c’est un accident, cela arrive, mais non, toute la matinĂ©e de dimanche nous avions eu maille Ă  partir avec des automobilistes agressifs, pressĂ©s et inconscients de notre existence. Cet accident n’est que la conclusion logique de cette matinĂ©e pourtant mĂ©tĂ©orologiquement et cyclotouristiquement radieuse. Est-ce un phĂ©nomĂšne cantonnĂ© Ă  l’Ile de France et sa rĂ©putation sulfureuse en matiĂšre de conduite ? je crains que non. Il est temps que les comportements changent. Comme le disait Martine Cano, nous sommes aussi conducteurs, citoyens et usagers de la route. Respectons les cyclos. Respectez nous ! Il est temps que le cycliste puisse ĂȘtre reconnu en tant qu’utilisateur de la route au mĂȘme titre que les vĂ©hicules Ă  moteur et pas seulement dans « d’obscurs Â» articles du code de la route. L’Etat doit agir et nous protĂ©ger en adaptant la formation des jeunes conducteurs par exemple!

Parce qu’à toute chose malheur est bon et sans tomber dans la benoite auto-satisfaction, j’aimerai dire qu’à la colĂšre a succĂ©dĂ© beaucoup de reconnaissance  envers les cyclos qui ont sur la route et plus tard manifestĂ© leur amitiĂ© et leur solidaritĂ©. Un merci particulier Ă  ce cyclo de Savigny qui nous a proposĂ© de dĂ©poser les vĂ©los brisĂ©s chez lui, au club de Bondoufle (Michel se reconnaitra), au CS BrĂ©tigny (merci beaucoup), au Codep91 et tous ceux que nous n’avons pas vu. Merci, il demeure de l’Espoir Ă  la lumiĂšre de cette solidaritĂ© spontanĂ©ee pour une cohabitation pacifique entre usagers de la route.

 

Philippe C.

 Octobre 2014 

 

Quoi dĂ©jĂ  ? Vous me dites que c’est l’automne, voulez-vous insinuer que la fin de saison se profile ? Hein ? Mais je n’ai pas vu le temps passer ! MĂȘme si sous nos latitudes, la fin de saison est toute relative, l’automne et ses feuilles annoncent l’hiver et ses frimas. Une nouvelle saison s’achĂšve pour l’Union cycliste de l’Arpajonnais, la deuxiĂšme complĂšte, la troisiĂšme annĂ©e. Joyeux anniversaire !!!! Rassurez-vous, nous ferons un bilan plus ou moins moral comme l’exige la loi lors de notre AG. AG qui se tiendra cette annĂ©e, dĂ©but du mois de Janvier (17/01/2015). Cependant, l’occasion est belle de faire un bilan via la chronique en dĂ©taillant plus avant les pĂ©ripĂ©ties de notre annĂ©e !

Alors que retenir de cette saison 2014, UCA an II ?! Pas de mariĂ©s signalĂ©s comme dans le film Ă©ponyme, sauf Marion et Tony le Gallopin. FĂ©licitations Ă  eux  mais ça ne raconte rien sur nous ! Nous, comme le chante HervĂ© Villard, dont la qualitĂ© vocale n’a rien Ă  envier Ă  la puissance de Romain lorsqu’il tente maladroitement de surprendre Michel Ă  la pancarte de Sonchamps. Nous, disais-je
 premiĂšre constatation effarante, nous sommes devenus 30. Partis Ă  12 par un prompt renfort (effort ?) nous voilĂ  30 ! Ça calme hein ? Bon, soyons honnĂȘtes, 30, nous ne nous sommes jamais retrouvĂ©s Ă  30 au parking de la CAF. Il semble que notre record soit de 22 voire 23 ce qui en soit n’est pas mal du tout ! Nous avons enregistrĂ© les arrivĂ©es de nombreux petits nouveaux. Par exemple, des nouveaux qui n’en sont pas vraiment et qui sont en tandem, des nouveaux nouveaux qui roulent super vite et des nouveaux nouveaux qui racontent plus de bĂȘtises que Romain et moi rĂ©unis lorsqu’ils sont au restaurant dans le Morvan. Je ne citerai personne mais enfin, accusĂ©s Lyonel et Fred L. levez-vous ! Il n’y a pas Ă  dire, la saison 2014 a Ă©tĂ© de ce point de vue-lĂ , une sacrĂ©e rĂ©ussite car Dominique, Thierry, Jean-Philippe et quelques autres ont contribuĂ© Ă  rendre l’annĂ©e courte et intĂ©ressante. PlutĂŽt une bonne pioche que les nouveaux donc, et comme les anciens ont Ă©tĂ© Ă  leur niveau habituel, une annĂ©e riche. On n’est pas bien lĂ  ? Hein ?

Cependant, le monde n’est pas si rose, certains de ces nouveaux nouveaux ont rapidement compris les considĂ©rables, bĂ©nĂ©fices qu’ils pouvaient obtenir en monnayant grassement leur capacitĂ© Ă  rouler telles des machines. A ce titre, je me suis endettĂ© Ă  vie d’ 1€ qui n’a rien de symbolique auprĂšs de F. Da Silva. J’ai Ă©videmment dĂ» puiser dans les caisses du club pour rembourser mes dettes pendant que Jean-Marc regardait ailleurs. Ce qui ne lui arrive pas souvent ! Remarquez comment, ici, je vous prĂ©pare mentalement Ă  la probable cessation de paiement qui menace notre club ! Cessation de paiement, rĂ©sultat Ă©galement des vacances exotiques et lointaines de CĂ©sar Ă  qui nous avons dĂ» offrir un avion privĂ© pour ses dĂ©placements personnels. La preuve en image !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne parle pas non plus de la consommation excessive de champagne lors du BRM de Reims ou des frais de bouche colossaux gĂ©nĂ©rĂ©s lors de Levallois-Honfleur oĂč Jean-Marc, Pierre, Romain, Francis et Fred L. (encore lui) ont commandĂ© pour des sommes considĂ©rables maints plateaux de fruits de mer et autres muscadet sur lie du meilleur millĂ©sime. Les photos sont Ă  peine montrables et j’ai un peu honte
  en fait, j’ai beaucoup honte ! Vous ne les verrez donc pas ! La honte, ce n’est pas ce qui Ă©touffe certains qui n’hĂ©sitent pas Ă  se mettre en scĂšne dans des situations des plus rocambolesques pour valoriser le maillot. C’est pour la bonne cause alors si vous le voulez bien, pardonnons leur et
 suspense intenable, vous attendrez l’AG 2015 (17/01/2015) pour voir les photos!!! Et voilĂ  comment on fait salle comble Ă  la prochaine AG !

2014 fut sans conteste l’annĂ©e des crevaisons avec des nouveaux nouveaux extrĂȘmement performant dans le domaine, voire mĂȘme carrĂ©ment expert in the field comme disent nos amis et nĂ©anmoins voisins anglais. Thierry, si tu nous entends
 Le silex d’or sera cette annĂ©e encore extrĂȘmement disputĂ© ! Je me demande comme ça en passant si Pierre crĂšve? Sa vitesse instantanĂ©e Ă©tant tellement Ă©levĂ©e que le perfide silex n’a pas le temps de percer la gentille chambre Ă  air. VoilĂ  une question qu’elle est bonne Ă  discuter pour les longues sorties d’hiver ! Parce que certains nouveaux nouveaux, on peut dire que quand ils embrayent, ils avancent. Ils vont tellement vite que j’ai jamais pu rouler avec eux cette annĂ©e alors que j’ai croisĂ© Romain et Michel souvent. La conclusion vous la tirerez vous-mĂȘme :

1)      Michel et Romain sont trop tellement gentils qu’ils ne veulent pas laisser leur prĂ©sident dans le souci (rĂ©ponse A: attention rĂ©ponse entrainant une majoration de l’adhĂ©sion de 800% Ă  verser au prĂ©sident)

2)      Michel et Romain n’ont pas un niveau suffisant pour suivre les plus forts et doivent se contenter d’accompagner les faibles (rĂ©ponse B : attention rĂ©ponse entrainant une majoration de l’adhĂ©sion de 800% Ă  verser au prĂ©sident)

3)      Michel et surtout Romain
 non rien c’est mieux de rien dire (rĂ©ponse C)

4)      Le prĂ©sident est bien gentil de bien vouloir encore rouler avec eux sans se plaindre (rĂ©ponse D : BONNE REPONSE !!!! je vous aide lĂ  !)

Pour finir, je souhaiterais remercier les membres du bureau, pour leur aide prĂ©cieuse. Laurent, Jean-Philippe et Jean-Marc en particulier pour les aspects administratifs que personne ne voit et qui existent. Remercier aussi chaleureusement, ceux qui aident
 Francis pour son calendrier magique et Michel pour les maillots. CĂ©sar pour le site et Philippe L. dans son rĂŽle de public relation ont aussi participĂ© Ă  faire de l’UCA un club oĂč on roule bien. Avec AimĂ©, Jean et Didier pour la sortie gastronomique, on peut mĂȘme dire qu’on rĂ©gale. Merci Ă  tous ceux dont la bonne humeur ou l’implication ou la chambre Ă  air a contribuĂ© Ă  faire de l’UCA un club oĂč on se demande pas si on est bien lĂ  parce qu’on y est !

Pour finir 2014, je voudrais vous exhorter, tous, Ă  vous impliquer plus avant encore dans la vie de votre club. Soyez acteurs de la vie de l’UCA, pas juste consommateurs ! En 2015 et encore plus certainement en 2016, le bureau actuel sera amenĂ© Ă  changer, de nouvelles tĂȘtes mais surtout toutes les idĂ©es seront les bienvenues. Il en va de l’existence de notre groupe en tant que club! Ne soyez pas timides ni effrayĂ©s par la « charge Â» de travail, elle est modique et chacun peut trouver sa place, Ă  sa mesure. C’est ici le seul bĂ©mol de cette annĂ©e 2014, les acteurs du club, ceux qui essaient et font des choses se sentent parfois un peu dĂ©munis et seuls devant le peu de considĂ©rations de leurs efforts. Pensez Ă  eux, ils pensent Ă  vous.

Bon, c’est pas tout ça, mais on va oĂč dimanche ?

 

Philippe C. 


Septembre 2012

Juillet 2014 

 

Des bulles, de l’eau, des cĂŽtes, CHAMPAGNE !

En passant ChĂąteau-Thierry, patrie du regrettĂ© La Fontaine, je me pris Ă  regretter de ne point me diriger vers PĂ©zenas, ville natale du grand MoliĂšre, j’aurais pu citer son cĂ©lĂšbre : « mais que diable allait-il faire dans cette galĂšre ? Â». Pour ne rien vous cacher, Ă  voir les trombes d’eau s’abattre sur le pare-brise de la Volkswagen noire du sieur Michel, je me demandais bien ce que j’allais faire Ă  Reims. Un dimanche alors que le soleil n’était pas levĂ© ! Les esprits chagrins me feront remarquer que s’il pleuvait, il ne pouvait pas se lever. Certes mais enfin, vous m’avez compris, enfin je l’espĂšre.  Mais pourquoi avais-je donc troquĂ© ma douillette couette pour les siĂšges fermes de la voiture du peuple ? Tout ça, c’est la faute de Michel.  Sous le couvert d’un email sympa en une phrase : « Ă§a te dirait de venir Ă  Reims avec moi dimanche pour le BRM ? Â». Moi, je vois Reims, je pense Champagne ! Je vois BRM, je pense euh.. je pense rien !  Ca veut dire quoi d’abord ? Et puis pourquoi y’a de la montagne Ă  Reims ? Je ne tardais pas Ă  avoir la rĂ©ponse Ă  la derniĂšre question. Que diable allais-je faire dans cette galĂšre ?

Mais que voulez-vous ? Je suis bon, j’accepte volontiers la proposition de Michel en lui disant que quoiqu’il arrive, je l’attendrai en haut des cĂŽtes (RĂŽties). Qu’il ne s’inquiĂšte pas, je ne le laisserai pas seul. Confiant, je me dirige vers le site internet de ce fameux Brevet Randonneurs Mondiaux de la Montagne de Reims et je dĂ©couvre Ă©bahi que le parcours ne fait que monter, descendre, monter, descendre. Je n’allais pas me dĂ©gonfler, encore qu’un tout petit peu ça m’aurait aidĂ© dans les cotes ! Ni une ni deux jours plus tard, je me retrouve Ă  installer ma plaque de cadre Ă  Reims en me disant que j’allais en baver des ronds de chapeau et pas breton, champenois ! Voir ci-dessous pour la taille
tout est dit.

Il faut dire cependant que tout avait bien commencĂ©, 5 km de plat, juste un pont d’autoroute, cool me dis-je, finalement, ce n’est pas si dur ! et lĂ  : premiĂšre cote : un presque mur Ă  gauche de l’église qui s’enchaĂźne avec une autre cote plus cool qui mĂšne au sommet d’une petite bosse qu’on descend pour remonter aussitĂŽt. Dans cette partie-lĂ , le paysage est calme paisible, de jolis cimetiĂšres militaires nous rappellent qu’il y a cent ans, on ne faisait pas trop de vĂ©lo dans le coin. Vous saviez qu’il existait un cimetiĂšre italien en Champagne ? Ben maintenant vous le savez.  J’ai essayĂ© de faire bonne figure devant mes ancĂȘtres. Encore que tout morts qu’ils Ă©taient, je parie qu’ils ont entendu mon rĂąle d’agonisant lorsque je franchissais la ligne imaginaire qui marquait le sommet. Nous Ă©tions sur la commune de Bligny, une des communes françaises dĂ©corĂ©e de la croix de guerre 1914-1918. Haut lieu d’histoire que nous avons traversĂ© lĂ .

Sur les conseils de Laurent C., spĂ©cialiste des petits braquets que le monde entier nous envie, je moulinais, je moulinais
 remarquez bien que dans la cĂŽte d’avant le ravito, j’aurai aimĂ© mouliner tellement ça montait.. MĂȘme Michel Ă©tait en tutu, pardon en danseuse. N’empĂȘche, le paysage Ă©tait magnifique. Ce parcours dans les vignes au milieu des parcelles aux noms Ă©vocateurs, MoĂ«t et Chandon, Perrier, Lanson et autres Bollinger, ce parcours faisait rĂȘver Ă  la coupe de champagne qui nous attendait Ă  l’arrivĂ©e. Ils nous l’avaient promis les organisateurs.. Nous l’aurions ! Les kilomĂštres dĂ©filaient, comme les cĂŽtes, celle de Bellevue fut de loin la plus rude, mais autant vous le dire de suite, je fus fier de ne pas avoir posĂ© pied Ă  terre comme certains cyclos. Je suis montĂ© doucement mais je suis montĂ© ! Michel Ă©tait dĂ©jĂ  au dessert et attendait l’addition quand je suis arrivĂ© au ravito mais nous eĂ»mes le temps de faire une petite photo. J’ai oubliĂ© de vous dire qu’il ne pleuvait plus, les routes Ă©taient sĂšches et parfois le soleil nous Ă©clairait de sa douce chaleur
 Parfois.

Au sommet de la cĂŽte de Bellevue qui porte bien son nom, nous croisĂąmes Francis assis dans un vĂ©hicule de l’organisation suite Ă  sa chute, heureusement sans gravitĂ© Ă  part pour son dĂ©railleur. Autant dire que cela nous a calmĂ©s un peu beaucoup et nous avons pris beaucoup de prĂ©cautions pour les descentes suivantes.

Michel et moi avions optĂ© pour le 115 km qui en vrai en faisait 120 mais quand on a vu de loin le parcours des grands (140 km) qui montait montait montait dans les vignes par une cĂŽte qu’on envisage de descendre Ă  ski mais pas de monter Ă  vĂ©lo, je me suis senti bien, confortĂ© par le choix que nous avions fait et pour tout dire ricanant sous cape en imaginant mes camarades en baver dans la bosse. Oui, je suis un monstre d’égoĂŻsme !  Bref, tout ça pour dire que ça allait bien et que mes angoisses de dĂ©but de rando avaient disparu, je venais de monter la derniĂšre partie un peu raide et un peu longue, ou du moins je le croyais lorsque se joignirent Ă  nous, ou nous Ă  eux, un groupe de cyclos dont l’accent tout de suite m’interpella : HĂ© biloute, t’as veut d’l’eau ? heiiiin ? Laurent C., spĂ©cialiste des petits braquets et des langues rĂ©gionales vous traduira sans problĂšme. On a discutĂ© un peu, et ils me confiaient leur allergie aux bosses sous prĂ©texte qu’ils venaient du plat pays! SidĂ©rant de mauvaise foi ! Visiblement vu le nombre de cyclos du Nooooooooord prĂ©sent c’est un brevet connu et reconnu dans le Nord-Pas de Calais. Quoiqu’il en soit, nous avons rĂȘvĂ© ensemble d’une biĂšre en arrivant, le courage est revenu !

Dernier contrĂŽle, un coup de tampon, content de finir, mes qualitĂ©s en matiĂšre d’orientation n’étant plus Ă  prouver, j’affirmais Ă  Michel que non, inutile de s’en faire les 20 derniers kms se feraient en descendant lĂ©gĂšrement. Super hein ? Oui j’étais content, presque fier. Je peux le dire. Mais Michel le fourbe veillait et me faisait remarquer que sur le parcours, nous n’étions pas au km 90 mais 80 et qu’il restait un bout de machin Ă  grimper. Oh le fourbe ! C’est fou comme ça fait mal aux jambes de regarder correctement une carte ! NĂ©anmoins, j’avais promis Ă  Michel que mentalement nous serions forts, nous le fĂ»mes! Une derniĂšre photo devant le moulin, pour les deux plus grands brasseurs de vent du club et nous voilĂ  rendus. Romain et Laurent P. Ă©taient dĂ©jĂ  lĂ  et purent nous faire profiter de leur expĂ©rience quant au poulet du plateau repas qui a fini chez la dame qui voulait nourrir son caniche. Romain nous a racontĂ© que son dĂ©railleur avait merdĂ©, on lui a fait remarquer qu’il nous avait dĂ©jĂ  fait cette blague et qu’on le croyait plus depuis longtemps, on a fait les anciens combattants quoi.

En conclusion, c’est vraiment une superbe randonnĂ©e. Pas si loin de Paris, pas si difficile (encore que) mais j’ai pu la faire sans souci avec l’aide prĂ©cieuse de Michel Ă  qui je vais emprunter ses « que du bonheur Â» et « on n’est pas bien lĂ  ? Â»Â©MichelMarty. Je vous engage Ă  la tenter l’an prochain, pas besoin de se prĂ©parer spĂ©cifiquement, si moi j’ai pu, tout le monde peut !

Au fait, on en a oublié de boire notre coupe de champagne
.

 

                                                                                                              Philippe C.

 

  Mai 2014

 

 

   On n’est pas bien lĂ  ?


Oui, je sais, le rythme des chroniques a singuliĂšrement baissĂ© faisant penser Ă  ma vitesse moyenne dans la Cote des Sueurs plutĂŽt qu’à celle de Francis ou Laurent prise au mĂȘme endroit. Celle d’un escargot prenant un virage me paraĂźt Ă©galement adĂ©quat pour matĂ©rialiser l’absence d’expression Ă©crite depuis presque un an ! P’tain un an ! C’est long !! Alors pourquoi ce silence ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ce grand vide quand je pense Ă  nous ? les plus culturĂ©s des cyclopĂšdes de l’Arpajonnais auront reconnu le tube d’HervĂ© Villard (Nous !) cĂ©lĂšbre pour ces cheveux parfaitement laquĂ©s que Romain lui envie sans oser nous l’avouer. Pourquoi donc ? Parce que ! vous dirais-je. Non pas qu’il n’y a rien Ă  raconter, bien au contraire, l’annĂ©e 2013 fut riche et chargĂ©e et c’est en partie la raison de mon silence. L’envie aussi que d’autres que moi puissent s’exprimer ici. Alors au final pourquoi reprendre la plume ici et maintenant ? C’est le printemps ! Allez hop ! Si ça vous suffit pas, faudra faire avec ! Meuh non.. c’est un peu plus compliquĂ© que ça :

Disons que j’ai eu l’envie via ce petit billet de reprendre contact avec vous, profiter de la chaleur du groupe que nous formons, m’enthousiasmer des jeux de mots de CĂ©sar et Romain qui mieux que les FrĂšres Jacques ou Grosso et Modo peuvent remplir nos sorties d’ineffables et incomprĂ©hensibles borborygmes drĂŽlatiques. Oui, le 27 Avril, j’ai eu envie d’ĂȘtre avec vous et vous n’étiez pas lĂ  !

Que je vous raconte, d’abord, j’ai hĂ©sitĂ© toute la semaine : Mennecy ou BrĂ©tigny, la flotte le samedi ou la flotte le dimanche ? Anais Baydemir, la prĂ©sentatrice mĂ©tĂ©o de France 2 m’avait convaincu que la mĂ©tĂ©o du dimanche serait bien meilleure que celle du samedi. C’était dĂ©cidĂ©, j’irais faire le 110 de BrĂ©tigny ! Haut les cƓurs ! Je comptais sur la prĂ©sence rassurante de mes camarades mais la mĂ©tĂ©o pour le moins incertaine du dimanche matin, et quand je dis incertaine je pourrais dire humide en a dĂ©couragĂ© quelques-uns. Au final, Jean, Jacques, Didier et moi nous retrouvĂąmes chez Mr Auchan pour s’inscrire et entamer notre route. Jean et Didier s’engageant sur le 70, Jacques et moi sur le 100 avec la promesse si le temps continuait Ă  se dĂ©grader Ă  bifurquer sur le 70. Laurent P. et son team de rouleurs increvables Ă©taient lĂ  aussi mais autant vous dire que je ne n’envisageais pas de pouvoir les accompagner plus loin que le rond-point de Grand Frais ! Bon, on part.. Jacques et moi, dans le vent, la pluie, le vent et la pluie. Nous eĂ»mes la chance de profiter d’un petit groupe pour atteindre tant bien que mal (le mal c’est pour ma montĂ©e du Pressoir !) le ravito. LĂ , je suggĂ©rais courageusement Ă  Jacques que je souhaitais opter pour le 70, trop mouillĂ© trop mal aux pattes pour faire le grand tour. PremiĂšre erreur grave de ma part, je n’ai pas compris ou pas voulu comprendre qu’il s’engageait sur le 100 ! Moi jouant le jeu de l’équipier modĂšle roulant Ă  l’abri derriĂšre, j’ai suivi. Dans mon esprit embrumĂ© par le manque d’oxygĂšne et les dĂ©gĂąts causĂ©s par l’hypoxie au passage de la cĂŽte de Maisse, je me mis Ă  suivre les flĂšches orange ! Ben oui pourquoi pas ? Hein ? Orange c’est joli comme couleur ! Sauf qu’orange c’était les flĂšches pour le circuit 70 mais aussi pour le circuit 120 km ! Pour le 100, c’était les vertes ! DeuxiĂšme erreur
 L’erreur suivante fut de me faire lĂącher par Jacques et le petit groupe, Jacques pensant sans doute que j’étais parti sur le 70 ! Un tel concentrĂ© de boulettes en quelques kilomĂštres rappelle furieusement les erreurs de Fabien l’an passĂ© sur le mĂȘme circuit avec les consĂ©quences que l’on sait.  Ben moi. Pareil, j’ai fait pareil ! De lĂ  Ă  dire que le flĂ©chage est pas top sur la rando de BrĂ©tigny. OK, je sors.

C’est Ă  Chapelle la Reine, je me demande d’ailleurs bien si une Reine y est passĂ©e un jour, que j’ai commencĂ© Ă  avoir des doutes. Surtout, surtout quand j’ai croisĂ© un cyclo Ă  qui j’ai demandĂ© :

« Vous ĂȘtes sur la rando de BrĂ©tigny ? 

- Euh non moi je fais Paris Nice
 Â».

Oui, j’ai un peu paniqué .

Demi-tour pour retrouver Arbonne et lĂ , j’ai retrouvĂ© les flĂšches vertes ! Youpi ! Je glisse volontiers ici un « qui c’est les plus forts Ă©videmment c’est les Verts Â» histoire de faire bisquer Romain Junior. Bref, j’ai trouvĂ© une idĂ©e pertinente et ai voulu raccourcir en « coupant Â» par Courances, La Ferté  Que voulez-vous, quand on est con on est con, le temps ne change rien Ă  l’affaire d’aprĂšs G. Brassens qui s’y connaissait en bicyclette. A moins que ce ne fut Yves Montand. Une galĂšre, les enfants, seul dans le vent et la pluie, je vois d’ici certains d’entre vous Ă©craser une larme de compassion quand j’affrontais la cote de Videlle et la longue ligne droite qui y mĂšne. Je me sentais dans la peau des vaillants francs-tireurs de 1870 affrontant au carrefour de Dannemois les hordes prussiennes, Pierre-Francois apprĂ©ciera. Pour moi c’était le vent la pluie et le ras le bol aussi ! Ah qu’il est doux de se blottir dans la roue d’un Fred de la Ronce (private joke ou faut parler portugais) ou d’un Jean-Claude quand le vent souffle et que les jambes viennent Ă  manquer. A la FertĂ©, j’ai bien cru mourir noyĂ© sous les trombes d’eau, rouler Ă  contre-courant c’est usant. Si on voit le cĂŽtĂ© positif des choses, j’ai fini par arriver et j’ai mis l’aprĂšs-midi Ă  sĂ©cher, je n’ai pas chutĂ© et j’ai fait 115 km sans crever, ce qui n’est pas le cas de Laurent P Ă  qui on va rajouter une croix dans le tableau crevaison ! Si si Laurent je t’ai vu ! Je n’ai pas eu de nouvelles de Didier et Jean et l’abondance des prĂ©cipitations hydriques me fait craindre le pire pour Didier qui dĂšs potron-minet envisageait avec joie l’apĂ©ro familial de midi.

Vous avez compris que cette mini chronique Ă©gocentrique avait pour but de tenter de renouer avec cet exercice, de vous dire combien il est prĂ©cieux de pouvoir rouler en groupe quand les conditions sont mauvaises et combien on peut ĂȘtre bien lĂ  hein Michel quand les conditions sont bonnes ! Enfin, je vais vous dire un secret, ce week-end, la mĂ©tĂ©o prĂ©voit un temps plutĂŽt ensoleillĂ© !

PS : Michel, Romain, j’ai fait toutes les pancartes du parcours
 Autant dire que vous ne rattraperez jamais mon score sur 2014 !

 

                                                                                                                                   Philippe C.

  janvier 2013 

 

 

  Bonne annĂ©e 2013 !

 

 

A l’instant oĂč j’écris ces lignes, il est encore temps de vous souhaiter Ă  tous : une bonne et heureuse annĂ©e 2013. VoilĂ , c’est fait, personne ne pourra me reprocher en tant que prĂ©sident dĂ©mocratiquement Ă©lu grĂące Ă  des enveloppes pertinemment distribuĂ©es et quelques menaces bien senties, de ne pas prendre soin de mes troupes !

Bonne annĂ©e, donc ! Oui je l’ai dĂ©jĂ  dit mais quand mĂȘme cela fait du bien. Nous avons eu tous une annĂ©e 2012 particuliĂšre puisque riche en changements. Nous avons troquĂ© un cycliste sans casque Ă  l’ElysĂ©e contre un prĂ©sident normal (et je ne parle pas de moi). PrĂ©sident normal qui contrairement Ă  l’ancien ne fait pas de vĂ©lo ce qui pour nous cyclos est tout sauf normal. Comme quoi tout est relatif. MĂ©ditez mes frĂšres, mĂ©ditez.

Finalement, si je mĂ©dite Ă  mon tour, vous aussi avez changĂ© de prĂ©sident et troquĂ© un prĂ©sident normal pour un autre anormal. Vous n’ĂȘtes dĂ©finitivement pas dans la norme ! Je crois que c’est pour ça que je vous aime !

Le point majeur est la crĂ©ation de notre club et ses dĂ©buts. DĂ©buts parfois pas si simples, nous avons encore pas mal Ă  dĂ©couvrir dans le domaine mais je pense que nous pouvons d’ors et dĂ©jĂ  nous projeter vers 2013 avec enthousiasme et un nouveau maillot !

  

 

Nous sommes tous impatients de le montrer sur les routes franciliennes et du monde ! Pas de fausse modestie ! Notre destin est international ou ne sera pas !  Bien sĂ»r il nous reste Ă  construire, Ă  avancer et Ă  vivre notre passion Ă  fond et dans un cadre solidaire, respectueux et
 rigolo ! Encore que pour ce dernier point, le souhaiter est inutile. Au chapitre des rĂ©alisations, comme dans tous les clubs, la rĂ©union du calendrier a constituĂ© un pas important vers le dĂ©but de la saison.  Soyez prĂȘt pour le 24-02 Ă  Ormoy ! Le calendrier bientĂŽt (ou peut-ĂȘtre dĂ©jĂ ) sur le site, est excitant par sa diversitĂ© et la perspective de sorties clubs, de randos, de cyclosports de qualitĂ©. 2013 nous attend et je suis sĂ»r que nous allons nous Ă©clater ! Je nous vois d’ici participer en nombre Ă  la rando de BrĂ©tigny. Je suis bien solennel vous Ă©tonnez vous sans doute, rassure toi Romain, je viens bientĂŽt me lĂącher ! Chacun ces objectifs mais tous ensembles ! Je suis impatient de nous voir avec le maillot. C’est sans doute un peu puĂ©ril mais je crois que lĂ .. On aura fait un truc bien. Tous ensembles, un projet commun. J’aime le travail d’équipe. C’est pour ça que Romain en profite pour rouler dans ma roue quand y’a du vent !

Encore un mot un peu pompeux et aprĂšs, je vous laisse, euh non finalement je ne sais plus ce que je voulais dire
. Longue vie au Koala Cycling Club !

Alors
 que vous souhaitez pour la nouvelle annĂ©e ? Mmmmm, merci de prendre les lignes qui suivent avec humour.. Hein ? d’acc
 Romain ? Hein ? allez..

AimĂ© : On te souhaite encore des milliers de km avec nous et une meilleure santĂ© qu’en 2012. Et Ă©videmment un maillot du meilleur grimpeur 2013.. Un de plus !

Benoit : On te souhaite un dos tout neuf ! On te souhaite aussi de nombreuses victoires au sprint emmenĂ© par le peloton de l’UCA (oui c’est de famille ce besoin de compĂ©tition !) en particulier lors de la rando de Bondoufle, je ne sais pas pourquoi cette rando mais fallait en trouver une.

CĂ©sar : Un nouveau maillot, un nouveau club, un nouveau site, des nouveaux parcours, un nouveau frangin, un nouvel ordinateur, franchir le cap de  500 nouveaux visiteurs par mois sur le site
.

Fabien : Fabien, nous te souhaitons de perdurer avec nous et de continuer Ă  progresser avec ton compĂšre Fred et avec nous ! On te souhaite un premier 200 km dans la joie et la bonne humeur. Saint Arnoult Maillebois, Levallois Honfleur
 deux possibilitĂ©s ! Trop bien ! Vous z’ĂȘtes deux !

Francis : Des parcours, un TrophĂ©e CoDep, capt’ain mon cap’tain de route ! Tu as vu je n’ai pas parlĂ© des cĂŽtes !!!!

Fred : Fred, nous te souhaitons de perdurer avec nous et de continuer Ă  progresser avec ton compĂšre Fabien et avec nous ! On te souhaite un premier 200 km dans la joie et la bonne humeur. Saint Arnoult Maillebois, Levallois Honfleur
 deux possibilitĂ©s ! Trop bien ! Vous z’ĂȘtes deux !

Jean : Puisse 2013 t’apporter des moufles chauffantes qui te feront aimer les sorties par grand froid et puis aussi des feux rouges pas trop dangereux Ă  griller. Enfin que 2013 te permettre de placer encore des attaques foudroyantes qui laisseront Romain (surtout) et Michel (un peu) sans rĂ©action.

Jean-Claude : On te souhaite des nouvelles moustaches ? Nan, je rigole ! Des kms, nous te souhaitons des kilomĂštres. Encore que ça ne va pas nous arranger ça si tu t’entraines beaucoup !

Jean-Marc : En tant que trĂ©sorier, nous te souhaitons des comptes positifs et en tant que cyclo de ne pas avoir Ă  affronter cette petite cote mesquine trouvĂ©e par Romain ce jour de Juin lors de la sortie gaz-tronomique.

Jean-Philippe N : Nous te souhaitons tous la bienvenue dans ce club de malades et espĂ©rons te dĂ©couvrir en 2013 ! Profites de la premiĂšre annĂ©e oĂč je n’ose pas encore te charrier trop fort.

Jean-Philippe S : Un tĂ©lĂ©thon, des bouteilles de Gerwurtz, de nouveaux copains de Marolles ou Cheptainville pour venir rouler avec nous ? Surtout nous te souhaitons plein de nouveaux adhĂ©rents Ă  accueillir et vƓu prĂ©sidentiel : encore des idĂ©es !!

Jean-Pierre : Cher Jean-Pierre, nous te souhaitons une rando qui enfin nous emmĂšne en Bretagne et que tu puisses ainsi nous confier le secret de tes entraĂźnements clandestins sur les bords de l’OcĂ©an.

JĂ©rĂŽme : On nous souhaite de t’apercevoir de temps en temps et pas que de loin derriĂšre !

Laurent : A Mossieu le secrĂ©taire, nous souhaitons une annĂ©e sans crampes !! C’est bien ça non ? Une annĂ©e sans crampe !

Michel : On te souhaite sincĂšrement de pouvoir faire une sortie, au moins une, sans avoir Ă  sprinter systĂ©matiquement pour battre Romain au sommet de tous les mouvements de terrain. Surtout que tu le bats tout le temps non ?

Nicolas : Pour 2013, il va falloir que tu te forces Ă  porter un maillot qui n’est pas rouge. Ce n’est pas gagnĂ© mais c’est ton dĂ©fi si tu l’acceptes. Pierre-François m’informe qu’il compatit !

Patrick C : Nous te souhaitons une affiliation UFOLEP sous la banniĂšre de l’UCA !

Philippe CC : Un axe de pĂ©dalier qui grince pas


Philippe L. : En plus d’articulations toutes neuves, nous te souhaitons un bel agenda pour te permettre d’organiser tes nombreuses activitĂ©s et de revenir rouler avec nous. En couverture, une photo de ton ancien prĂ©sident
.avec Madame


Pierre-François : De venir de temps en temps avec nous pour qu’on puisse retrouver ta verve et ton incommensurable connaissance de l’Essonne. MĂȘme si maintenant tu vas brĂ»ler la Jeanne tous les jours au pied de la Tour de l’Horloge !

Romain : Je te souhaite d’enfin pouvoir battre Michel au sommet d’une cĂŽte sans tricher. Si Ă  la fin de l’annĂ©e, tu n’es pas parvenu Ă  ton but, je m’investirai personnellement auprĂšs de Michel pour qu’il te laisse passer un ralentisseur devant lui. On dira que tu l’as battu. D’acc ?


                                                                                                                       Philippe C.

Septembre 2012

Septembre 2012 

 

30 millions d’amis

 

AprĂšs cet Ă©tĂ© riche en Ă©vĂ©nements sportifs de tous genres, l’Euro de football, la finale du Top 14, le Tour of France, les Jeux Olympiques et la dĂ©sormais mythique Ă©tape du Tour oĂč Romain fit montre de ses grandes capacitĂ©s de grimpeurs, voila le temps de l’automne et des feuilles mortes.

Il y a quelques jours, mon esprit errant comme bien souvent sur mon vĂ©lo, et faisant la connexion subtile entre ces oies migratrices se reposant dans un champ et nos pĂ©rĂ©grinations bitumeuses, je me demandais quel animal pouvait-on associer Ă  notre sport ? Oui je sais mais quand mĂȘme vous devez maintenant vous habituer Ă  mes idĂ©es loufoques ! Non ? Ben attendez un peu.

Prenons un sportif au hasard, on va commencer facile : le sprinteur de 100 m, l’animal qu’on peut lui associer serait sans conteste le guĂ©pard pour sa foulĂ©e longue et puissante et la vitesse vertigineuse de ses courses. Si c’est une sprinteuse, la frĂȘle mais rapide et Ă©lĂ©gante gazelle correspond sans faillir Ă  notre exercice d’anthropomorphisme sportif ! Bien Ă©videmment, les nageurs seront confondus avec des poissons mĂȘme si j’ai du mal Ă  imaginer la taille de la canne Ă  pĂȘche nĂ©cessaire pour ferrer Yannick Agnel, Alain Bernard ou Camille Muffat ! Didier, spĂ©cialiste mondialement reconnu dans le domaine de la pĂȘche nous Ă©clairera lors d’une confĂ©rence intitulĂ©e : « Du Kir Ă  la pĂȘche, l’eau dans tous ses Ă©tats. Â».

Le rugby et ses pratiquants sont dĂ©jĂ  un sujet quelque peu plus complexe, puisque si les premiĂšres lignes pourront sans conteste ĂȘtre comparĂ©es Ă  des taureaux, les secondes lignes Ă  des buffles et les troisiĂšmes Ă  des percherons capables de courir et de pousser. Les arriĂšres sont souvent comparĂ©s Ă  des gazelles, quoique dans le domaine, les sprinteuses prĂ©cĂ©demment citĂ©es pourraient en prendre ombrage. On remarquera immĂ©diatement la complexitĂ© d’un tel chantier lorsque l’on s’adresse Ă  des sports moins naturels que la course ou la natation.

Quid du vĂ©lo ? Avez-vous dĂ©jĂ  pensĂ© ou rĂ©flĂ©chi Ă  quel animal nous pourrions nous identifier sur nos drĂŽles de machines ?

Je vois dĂ©jĂ  certains se muer en chamois lors de leurs valeureuses ascensions dans les Alpes, ou en isard (ISARD pas ISOARD) dans les PyrĂ©nĂ©es. Encore que pour d’autres, la tarine, sympathique et nonchalant ruminant emblĂ©matique de nos montagnes correspondrait mieux Ă  leur vitesse d’ascension. Je ne citerai personne mais notez bien je rĂ©siste !

Quoi qu’il en soit ce serait occulter tous les autres aspects de notre sport que de ne considĂ©rer que le cotĂ© montĂ©e. ForcĂ©ment. Alors quoi ? Je prĂ©fĂšre rĂ©server le flamand rose aux footballeurs, agiles en jambes et en arrogance postĂ©s sur le toit du sport le plus pratiquĂ© au monde. Il faut cependant souligner que le flamand pour des cyclistes n’est pas dĂ©nuĂ© de logique. Je souhaiterai aussi occulter ici le cotĂ© troupeau propre Ă  nos pelotons et ne pas nous rĂ©duire Ă  un amas de gnous traversant la savane pour se faire bouffer par les crocodiles au premier guet. Crocodiles symbolisant ici les automobilistes en furie que nous croisons les dimanches matins Ă  certains carrefours.

J’ai beau rĂ©flĂ©chir, je me dis que sur notre sport en lui-mĂȘme, je ne vois pas comment nous pourrions nous anthropomorphiser. Encore que.. si on y rĂ©flĂ©chit encore un peu..

Je me disais que notre tenue, pouvait constituer un indice
 comment ? Ben
. Comment dire ? Par exemple, avez-vous l’exemple d’un sportif qui possĂšde autant de poches ? Nous autres cyclo-cyclistes avons cette particularitĂ© d’en possĂ©der un nombre incalculable. Sur le maillot en premier lieu, pour y glisser nos barres, nos pains d’épices et autres gourmandises. Mais nous avons aussi nos sacoches sous la selle pour y ranger nos outils en cas de problĂšme mĂ©canique ! Je passe rapidement sur les sacoches garnissant les randonneuses mais ĂŽ combien emblĂ©matiques de notre sport.

Immanquablement, une famille de mammifĂšres me vient Ă  l’esprit, celle des marsupiaux. Romain, non pas le marsupilami, surtout que son maillot Ă  lui est plutĂŽt spĂ©cial.

Le groupe des marsupiaux (Marsupialia), du grec marsipos Â« sac Â», est une sous-classe de mammifĂšres, chez lesquels la femelle possĂšde une poche abdominale, dans laquelle elle porte son petit aprĂšs sa naissance. Quelques exemples de marsupiaux : le kangourou, le wallaby, le koala, le wombat, l’opossum de Virginie. De nombreuses autres espĂšces sont moins connues, comme le chat marsupial, et beaucoup ont disparu. (Merci WikipĂ©dia).

Reste Ă  choisir, lequel de ces marsupiaux nous conviendrait le mieux ! J’exclus si vous en ĂȘtes d’accord, et sans Ă©tat d’ñme ceux qui ont disparu. Tout aussi exclu, le wombat que personne ne connait et qui se dĂ©cline sous la forme notamment du wombat Ă  nez poilu du nord et celui Ă  nez poilu du sud. Pas trĂšs vendeur ni glamour.

Le wallaby ou le kangourou auraient pu nous convenir, mais ce sont plutĂŽt des totems idĂ©als pour les sauteurs de tout poil (hauteur, longueur, triple..). Alors quoi, qui reste t’il ?

Moi j’aime bien le koala. D’abord, c’est un marsupial, il est plutĂŽt sympa, mignon, doux, C’est tout nous ça ! Le koala est un animal si attachant, on ne peut que l’aimer et avoir envie de le cĂąliner. La simple pensĂ©e du koala fait monter le dĂ©sir de cĂąlins et de tendresse ! Pas vous ? Moi si ! Intemporellement craquant le koala.

Mais au-delĂ  de ces quelques caractĂ©ristiques, le koala a parfois Ă©tĂ© traduit en aborigĂšne par « ne boit pas Â» et mĂȘme si la traduction s’avĂšre inexacte, ma foi, cela nous ressemble, on ne boit pas d’eau non plus ou en tout cas rarement. Par ailleurs, le koala est un grimpeur, il vit dans les arbres mais peut parcourir de longues distances sur le sol. Comme nous ! Une fois que nous avons rĂ©ussi Ă  atteindre le plateau sur la Beauce on Ă©vite d’en redescendre pour ne pas se farcir une cĂŽte.

Les populations de koalas disposent d'un systĂšme complexe de communication et d'organisation, qui permet de prĂ©server la cohĂ©sion sociale. Ils s'organisent, quand les populations sont stables, dans une hiĂ©rarchie sociale, au sein de laquelle ils fondent des territoires se chevauchant et se conforment Ă  leur rang. Si cet ordonnancement est dĂ©stabilisĂ©, c'est tout le groupe qui en souffre. Hein ? Alors ? Hein ? Ça ne ressemble pas Ă  notre peloton ? Bien que souvent nous commençons par ĂȘtre dĂ©sorganisĂ©s et ensuite on tente de s’organiser !

Et puis j’aime vraiment le koala, on a envie de s’y blottir, de le toucher, de le cĂąliner.  Mais je m’emporte ! N’empĂȘche que vous avouerez qu’un peu d’amour et de tendresse dispensĂ©s par le koala c’est quelque chose. Cela doit faire avancer plus vite et entourer nos randonnĂ©es d’un cocon de douceur. Nous en aurions bien besoin certains matins de douceur et de chaleur mĂȘme animale surtout Ă  cette pĂ©riode ! Un cĂąlin de koala avant chaque cĂŽte cela doit donner des ailes ! Des ailes de koala c’est Ă  breveter !

Vous l’aurez compris, le koala me parait le seul animal totem qui puisse convenir
 N’en cherchez pas d’autres ! Il est, pour moi, incontournable, inattaquable, inamovible et pis c’est tout ! Koala for ever !

Koala Cycling Club.. Ça claque non ? Reste Ă  trouver les couleurs du maillot du KCC !!!!

 

                                                                                                                       Philippe C.